«L'EMRII n'est pas la solution et ne change rien», plaide une des auteures du rapport, Céline Bellot, à propos de l'escouade policière formée en 2009.

Hugo Meunier LA PRESSE

À l'origine, l'Équipe multidisciplinaire en référence et intervention auprès des itinérants (EMRII) a été créée pour prendre en charge les cas extrêmes, lorsque les relations entre les policiers et certaines personnes sont dans un cul-de-sac. Composée de six agents de police, de deux travailleurs sociaux et d'une infirmière, l'EMRII a d'ailleurs le mandat de réduire la surjudiciarisation chez les cas extrêmes.

Les résultats de l'étude démontrent que les efforts de la petite escouade n'ont pas permis de ralentir la remise de contraventions. Au contraire. «Malgré une bonne volonté, six ou sept personnes ne sont pas suffisantes pour changer le ton. Il y a toujours autant de répression, constate la professeure. Il y a de plus en plus de personnes surjudiciarisées et ces dernières le sont de plus en plus.»