Interdite depuis le 29 décembre dernier, la circulation des camions sur le pont Honoré-Mercier devrait reprendre dans les tout prochains jours, a appris La Presse.

Denis Lessard LA PRESSE

N'eût été un nouveau problème apparu la semaine dernière, les camions auraient déjà été autorisés à circuler sur le pont. Les transporteurs s'impatientaient devant cette embûche qui leur coûtait cher. Selon Marc Cadieux, directeur général de l'Association du camionnage, toute l'industrie craignait, après six mois, un prolongement indéfini de cette interdiction. «On souhaite que cela reprenne le plus vite possible, compte tenu des coûts», a-t-il expliqué.

Heures d'accès modifiées

Après une rencontre avec les cinq maires de la Rive-Sud, le ministre des Transports, Sam Hamad, a expliqué hier que Transports Québec allait changer les heures d'accès au pont Honoré-Mercier - du moins à la partie qui est toujours ouverte. Entre les périodes de pointe, où les deux voies seront mobilisées dans un sens ou dans l'autre, on permettra la circulation dans les deux sens, à une voie.

Cette formule s'apparente à ce qui est déjà appliqué sur le pont Victoria.

«Il y a des gens qui travaillent la nuit, à d'autres heures, il faut permettre plus de fluidité», a dit le ministre Hamad à La Presse. Il n'a pas voulu commenter la réouverture du pont aux camions: «On y travaille, c'est ce que je peux dire.» Le nouvel horaire pour permettre de circuler dans les deux sens «sera mis en place très rapidement, c'est une question de jours, la commande est passée», a-t-il dit.

Il admet que la situation est préoccupante, mais il ajoute qu'il ne faut pas l'exagérer. «Il y avait deux voies le matin pour entrer dans l'île, il y a encore deux voies», a-t-il fait remarquer.

Davantage de trains de banlieue, dit le PQ

Le député péquiste de La Prairie, François Rebello, estime pour sa part que la solution aux problèmes des résidants de la Rive-Sud passe par la multiplication des trains de banlieue. Le nombre de liaisons - essentiellement aux heures de pointe actuellement - est insuffisant. «Il faut des trains le soir et les fins de semaine», lance-t-il.

Ces propos font bondir le ministre Hamad: «Rebello, que connaît-il là-dedans? Si vous êtes malade, vous allez voir un médecin, pas un plombier. Il devrait laisser ces problèmes aux ingénieurs!»

Depuis une semaine, des problèmes décelés à la structure d'acier du pont ont forcé Québec à fermer deux de ses quatre voies au moins jusqu'à l'automne. Seules deux voies à sens unique étaient ouvertes en début de journée vers Montréal et le soir vers la Rive-Sud pour réduire l'impact des travaux aux heures de pointe.