L'entente de principe conclue avec les 4600 policiers de Montréal a franchi une autre étape, vendredi, le comité exécutif de la Ville de Montréal l'ayant entérinée.

LA PRESSE CANADIENNE

L'entente devra maintenant être soumise au conseil municipal et au conseil d'agglomération.

La convention collective des 4600 policiers de Montréal prévoit des augmentations salariales de deux pour cent par année jusqu'en 2014. S'y ajoutera une augmentation de la «prime de métropole» d'un pour cent à compter du mois de juillet et de 0,5 % pour chacune des trois années suivantes, applicable en juillet.

D'autres dispositions de la nouvelle convention collective doivent permettre d'améliorer l'organisation du travail et de maintenir l'expertise dans les postes de police de quartier, a fait savoir le cabinet du maire Gérald Tremblay.

La nouvelle convention collective aura une durée de quatre ans, étant rétroactive au 1er janvier dernier et ayant cours jusqu'au 31 décembre 2014.

La Ville s'est félicitée de cette entente de principe qui a finalement été conclue avec la Fraternité des policiers et policières de Montréal, soulignant qu'il s'agit de la première entente négociée depuis 2006.

Les policiers avaient d'ailleurs recours à des moyens de pression depuis quelques mois déjà, portant notamment la casquette rouge et arborant un petit drapeau rouge sur des véhicules.

Les policiers sont devenus le second groupe d'employés à s'être entendus avec la Ville sur le renouvellement de leur convention collective, après les cols bleus. Le syndicat des pompiers suit présentement un processus d'arbitrage. Les autres syndicats d'employés négocient toujours.

Dans un communiqué, le maire Tremblay a rappelé que les policiers de la métropole québécoise accomplissent un travail particulièrement difficile. «Avec cette entente, nous reconnaissons la qualité du travail de notre force policière, ainsi que le fait qu'ils évoluent dans un environnement à la fois complexe et particulier, propre à une grande métropole. C'est pourquoi le prolongement de la prime de métropole nous apparaissait justifié, tant que la capacité de payer des contribuables de l'agglomération était respectée», a commenté le maire.

La Ville en a profité pour demander au gouvernement du Québec une aide financière récurrente afin de pouvoir mieux remplir ses obligations en matière de sécurité publique.