«Dans le but de consolider l'organisation syndicale» et pour apaiser la dissension, le président de l'Association des pompiers de Montréal, Perry Bisson, a accepté mardi soir de mettre son poste en jeu aux prochaines élections, qui auront lieu au mois d'octobre.

Karim Benessaieh LA PRESSE

Le trésorier de l'organisation, Ronald Martin, a fait de même à l'assemblée générale extraordinaire qui a eu lieu au centre des congrès Renaissance, dans le nord de Montréal. Les deux seuls points à l'ordre du jour étaient la démission exigée du président et du trésorier et, en cas de refus de leur part, la mise au point d'une stratégie de rechange.

Élu en 2009 pour quatre ans, M.Bisson a donc accepté de soumettre sa présidence aux élections à mi-mandat. Il assure ne pas avoir été forcé à démissionner et nie que l'assemblée ait été «houleuse», comme l'a écrit un quotidien montréalais. L'automne prochain, les pompiers auront l'occasion de voter sur les quatre postes de la direction syndicale, alors que ceux-ci sont habituellement pourvus en alternance, deux à la fois, tous les deux ans.

Le président sortant ne s'en cache pas, certains membres ne se sont pas ralliés à lui lors de son élection, en 2009, et continuent d'alimenter la dissension. «Je crois qu'il est temps de moderniser les pratiques syndicales, il faut travailler différemment pour renouveler les façons de faire», dit M.Bisson.

Depuis l'expiration de leur convention collective, en 2006, les 2300 pompiers de Montréal ont entamé un processus de négociation long et ardu avec la Ville de Montréal. Un arbitrage a reconduit la convention telle quelle pour les années 2007, 2008 et 2009 tout en accordant aux pompiers la moitié de la hausse salariale qu'ils espéraient.

L'ADPM et la Ville sont actuellement en négociations pour la convention collective de 2010, 2011 et 2012.