Les fêtards, les noctambules et les travailleurs de nuit montréalais ont de bonnes raisons de se réjouir. D'ici deux semaines, les usagers du transport en commun pourront traverser l'île en autobus la nuit, attendre un maximum de 15 minutes sur certaines lignes très fréquentées et profiter globalement d'une hausse de 75% du service de nuit.

Karim Benessaieh LA PRESSE

On estime qu'environ 5000 usagers utilisent ce réseau mis en place en 1988. L'annonce faite ce matin par le président de la Société de transport de Montréal, Michel Labrecque, représente une dépense supplémentaire de 4,4 millions. «Un réseau de nuit, c'est un complément d'offre, un système mis en place pour convaincre d'autres usagers d'utiliser le transport collectif», a-t-il expliqué.

Ce service de nuit «revampé, remastérisé et amélioré», selon l'enthousiaste président, offre d'abord trois nouvelles lignes. Deux vont desservir des secteurs négligés de l'ouest de l'Île, jusqu'à Sainte-Anne-de-Bellevue et Pierrefonds, l'autre se rendra jusqu'à l'extrémité est de Rivière-des-Prairies.

Neuf lignes déjà existantes profiteront d'une modification de parcours qui permettra essentiellement de couper de nombreuses correspondances, prolonger les trajets et augmenter la fréquence des autobus.

Enfin, cinq lignes verront leur nombre de départ augmenter. «Par exemple, sur René-Lévesque, on disposera d'un autobus aux 15 minutes, explique M. Labrecque. Ce n'est pas le «10 minutes max», mais c'est très pratique.»

Toutes les lignes de nuit, qui passent de 20 à 23, seront dorénavant disponibles sept jours sur sept -certaines n'étaient auparavant offertes que les fins de semaine.

Ces améliorations représentent quelque 43 000 heures de service supplémentaire, qu'on compte offrir en réaménageant les horaires du personnel actuel. La STM compte 3400  chauffeurs et ne prévoit pas en embaucher d'autres pour le service de nuit.

Les horaires et la carte du réseau de nuit sont disponibles sur la page d'accueil du site de la STM, au www.stm.info.