La Ville de Montréal a pris les mesures pour pallier une éventuelle fermeture de la centrale Gazmont, dans le quartier Saint-Michel, mais elle souhaite sa survie. Gazmont produit de l'électricité et de la chaleur en brûlant les biogaz de l'ancien dépotoir Miron.

Charles Côté LA PRESSE

«Il n'y a aucun risque pour la santé et la sécurité de la population, dit Valérie Degagné, porte-parole de la Ville. Si Gazmont faisait faillite, la Ville a pris des mesures pour brûler le biogaz dans des torchères comme auparavant. Peu importe où est brûlé le gaz, il n'y a pas plus de risques pour la santé. Mais on souhaite que la mise en valeur des biogaz se poursuive.»

Gazmont vend son électricité à Hydro-Québec en vertu d'un contrat de 25 ans. La chaleur résiduelle sert à chauffer l'édifice de la Tohu.

Comme la quantité de biogaz est moindre qu'on ne croyait, Gazmont n'arrive pas à fournir autant d'électricité que prévu à Hydro-Québec, qui lui impose donc des pénalités. L'entreprise s'est mise à l'abri de ses créanciers le mois dernier.

La semaine dernière, elle a obtenu un nouveau délai, jusqu'au 27 août, pour tenter de trouver une solution.

La Ville précise par ailleurs qu'une réclamation de 20 millions faite par Gazmont en 2006 a été contestée et qu'elle n'a pas eu de suite. Elle ajoute aussi qu'elle capte de 95% à 98% des biogaz émis par l'ancien dépotoir et que son système de captation a coûté 50 millions depuis son installation en 1989.

De son côté, devant la possibilité de se voir privée de chauffage, la direction de la Tohu affirme être en train d'évaluer différentes solutions.