La Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC) continue de réclamer la tenue d'une enquête publique sur le travail effectué par la police lors du Sommet du G-20 à Toronto.

Mis à jour le 17 juill. 2010
LA PRESSE CANADIENNE

Une manifestation s'est tenue au centre-ville de Montréal, samedi après-midi, pour faire pression sur les gouvernements. Quelque 200 personnes étaient présentes.

Plusieurs associations, dont l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), avaient appelé leurs membres à se joindre au mouvement.

Les manifestants réclament le retrait des accusations qui pèsent sur les personnes arrêtées lors du Sommet du G20 à Toronto.

Selon Élise Carrier-Martin, de l'ASSÉ, plusieurs Québécois ont été victimes de profilage racial dans la métropole canadienne. Des voitures auraient été fouillées simplement parce qu'elles avaient une plaque d'immatriculation québécoise, et des personnes auraient arrêtées parce qu'elles s'exprimaient en français, a-t-elle dénoncé.

Le Front commun des personnes assistées sociales du Québec (FCPASQ) et le Regroupement intersectoriel des organismes communautaires de Montréal (RIOCM) ont également participé à la manifestation.

La présence policière était discrète, même si les manifestants n'ont pas voulu dévoiler leur parcours à l'avance.

Des manifestations similaires se sont également déroulées à Québec et à Toronto, samedi.

À Toronto, quelques centaines de personnes ont manifesté devant l'Assemblée législative de l'Ontario.

Des manifestants s'étaient maquillés, du théâtre a été présenté et de la musique a joué durant l'événement, que les organisateurs ont qualifié d'amusant et de guérissant.

Un peu plus tôt durant la journée, des centaines de ballons jonchaient le terrain se trouvant en face de l'Assemblée législative de l'Ontario, après que quelque 60 personnes eurent gonflé des ballons.

L'organisatrice Valentyna Onisko a expliqué que cette activité était destinée à attirer l'attention sur la brutalité policière survenue, selon elle, durant le Sommet du G20 à Toronto, à la fin juin.

Mme Onisko a décidé d'organiser cette activité après avoir vu une vidéo sur Internet qui montrait un policier menaçant d'arrêter une jeune femme en train de gonfler des ballons durant les manifestations anti-G20.