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Cosmo Maciocia tire sa révérence

Le maire de l'arrondissement de Rivière-des-Prairies/Pointe-aux-Trembles, Cosmo Maciocia... (Photo: Armand Trottier, La Presse)

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Le maire de l'arrondissement de Rivière-des-Prairies/Pointe-aux-Trembles, Cosmo Maciocia

Photo: Armand Trottier, La Presse

Après 30 ans de vie politique, le maire de l'arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, Cosmo Maciocia, a finalement décidé de quitter la vie politique: il ne se représentera pas devant les électeurs le 1er novembre prochain.

La décision n'a pas été facile à prendre. Il y pensait depuis des mois. Mais plusieurs épisodes ont précipité les choses ces dernières semaines. D'abord, sa suggestion de recomposer la Ville de Montréal avec la moitié moins d'arrondissements, formulée en mars dernier, lui a valu bien des écorchures. Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, dont il est l'allié fidèle depuis plus de 20 ans, l'avait rejetée d'emblée. Tout comme les conseillers d'arrondissement de son propre parti, Union Montréal. Et ce, même si la population avait trouvé que sa proposition était sensée.Mais la décision récente des conseillers d'Union Montréal de son arrondissement de tuer dans l'oeuf le projet de construction d'une maison de la culture et de bureaux administratifs à l'intérieur du parc René-Masson, dans Rivière-des-Prairies, a déçu, voire abattu Cosmo Maciocia. D'autant plus qu'il s'était investi dans ce projet, tout comme d'ailleurs ces mêmes conseillers qui maintenant ne veulent plus en entendre parler. M. Maciocia l'a tellement mal pris qu'il a failli démissionner sur-le-champ, sans attendre la fin de son mandat. Il s'est ravisé et a prévenu le maire de Montréal de sa décision, lors d'un tête à tête, jeudi.

«J'ai pris tout en considération, mes 30 années en politique, ma famille, mon épouse, mes enfants, on en a discuté, a-t-il dit à La Presse. Je vais quitter avec le sentiment du devoir accompli, mais je suis déçu que cette décision ait été prise par mes collègues.»

Il n'en démord pas. Malgré l'opposition qu'avait reçue ce projet, il continue de dire que c'était un bon projet, qu'il ne coûterait rien à l'arrondissement puisque la ville centre le financerait et qu'elle paie déjà 700 000$ par an de loyer pour des bureaux administratifs. De plus, le site où le projet devait se réaliser était, selon lui, moins un parc qu'un no man's land.

La décision des conseillers indépendants est politique. M. Maciocia ne veut pas l'évoquer, mais c'est un secret de Polichinelle. Certaines personnes influentes de Pointe-aux-Trembles n'ont pas apprécié qu'on construise la maison de la culture et les bureaux administratifs dans Rivière-des-Prairies, même s'il y a déjà des locaux de l'arrondissement dans Pointe-aux-Trembles. Et puis, l'ambition du conseiller Joe Magri de devenir le prochain maire de l'arrondissement est connue.

Quand on demande à M. Maciocia quels auront été ses grands accomplissements, il rappelle qu'en tant que membre du comité exécutif de la Ville, responsable de l'habitation, il est fier de deux réalisations. D'abord, la construction de 10 000 logements sociaux en deux mandats. «C'est quelque chose d'unique à Montréal, dit-il. Du jamais vu. Sans compter qu'on aura réalisé 15 000 logements abordables et de 3000 à 4000 accès à la propriété.»

Son autre titre de gloire réside dans la résolution des problèmes de salubrité de certains logements. «On a pris le taureau par les cornes en 2007 en formant une équipe de huit inspecteurs pour faire le tour des blocs où il y avait des problèmes, dit-il. Quand je voyais ça, j'étais dégoûté. On a déjà fait près de 4000 inspections et nos gens s'occupent de ces problèmes à longueur d'année.»

Dans son arrondissement, Cosmo Maciocia dit compter plusieurs réalisations à son actif: les eaux usées ne sont plus déversées dans le fleuve, on a construit des terrains de soccer à surface synthétique plus que partout ailleurs dans l'île, le quartier Pointe-aux-Trembles est sur la voie d'une réelle revitalisation, il y a une nouvelle caserne de pompiers et un écocentre.

Va-t-il regretter de quitter la politique? Bien sûr, reconnaît-il. La politique, il a ça dans le sang. «Je me lève à 6h le matin, pour moi ce sont de longues journées, je ne reviens pas à la maison avant 9h ou 10h le soir et je me suis complètement approprié mes responsabilités. Je suis très sensible et je me donne corps et âme dans ce que je fais.»

COSMO MACIOCIA

> Né le 2 février 1942 à Cantalupo, en Italie.

> Fils de Donato Maciocia, boucher, et de Giuseppina Marchione.

> Arrive au Québec en avril 1964.

> Commence à militer pour le Parti libéral du Québec en 1966.

> Travaille pour l'élection de Robert Bourassa en 1966 dans la circonscription de Mercier.

> Devient courtier d'assurances en 1967.

> Élu conseiller municipal dans l'ex-Ville de Saint-Léonard en 1978.

> Élu député du PLQ dans Viger en 1981. Réélu en 1985 et 1989.

> Travaille à titre d'adjoint parlementaire de plusieurs ministres de 1985 à 1991.

> Démissionne le 13 novembre 2001 pour rejoindre Gérald Tremblay à Montréal.

> Élu conseiller du district Marc-Aurèle-Fortin de l'arrondissement de Rivière-des-PrairiesPointe-aux-TremblesMontréal-Est le 4 novembre 2001.

> Élu maire de Rivière-des-PrairiesPointe-aux-Trembles le 6 novembre 2005.

> Terminera son mandat de maire à la fin de l'année et ne se représentera pas.




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