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Deux automobilistes sur trois ressentent à peine les effets de la congestion

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Bruno Bisson
La Presse

Même si l'intensité, l'étendue et les coûts de la congestion routière tendent à augmenter de manière spectaculaire dans la région métropolitaine, depuis 10 ans, la vaste majorité des gens qui utilisent leur automobile durant la période de pointe ressentent à peine ses effets dans leurs déplacements quotidiens.

Selon l'évaluation des coûts de la congestion routière dans la région de Montréal, rendue publique jeudi dernier par Transports Québec, près de 65% des déplacements automobiles enregistrés durant les périodes de pointe, dans la grande région de Montréal, occasionnent moins de cinq minutes de retard au conducteur et à ses passagers.

 

Environ 15% des automobilistes (voir graphique) subissent des retards de 5 à 10 minutes, et moins de 10% perdent de 10 à 15 minutes, par période de pointe, à cause des ralentissements de circulation. Moins de 1% des usagers de la route subissent des retards de 30 minutes et plus, en moyenne.

«Ça dédramatise un peu l'état réel de la congestion routière, estime l'ingénieur Pierre Tremblay, chef de service de la modélisation des systèmes de transport pour le MTQ. Quand on écoute les chroniqueurs de circulation à la radio le matin, on parle de temps d'attente de 20 à 30 minutes à l'entrée des ponts de Montréal. Dans les faits, les automobilistes qui franchissent l'un ou l'autre des 15 ponts de l'île représentent seulement 19% de tout le trafic de l'heure de pointe matinale. «

La majorité des retards dans la congestion routière sont ainsi vécus par une minorité des usagers de la route. Les automobilistes qui franchissent les plus longues distances et ceux qui roulent vers les «grandes destinations» comme le centre-ville de Montréal, le parc industriel de Saint-Laurent ou les hôpitaux et institutions d'enseignement de l'arrondissement de Côte-des-Neiges, dans l'ouest de Montréal, sont ceux qui souffrent les plus longs délais dans le trafic, confirme le document du MTQ.

L'étude précise aussi que « l'essence supplémentaire consommée par les automobilistes en raison de la congestion routière ne représente que 11% de la consommation totale d'essence associée aux deux périodes de pointe «.

En comparaison, une étude récente publiée par la société qui planifie le développement des transports dans la grande région de Toronto, Metrolink, a estimé à plus de 3 milliards par année les coûts de la congestion pour les usagers des routes. C'est plus du double de Montréal.

Pierre Tremblay ajoute que cette étude évalue, en plus, à 2,7 milliards les pertes économiques des entreprises attribuables aux embouteillages, pour des coûts de congestion qui totalisent environ 6 milliards par année dans la Ville reine.

 




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