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Ahuntsic-Cartierville: une mairesse malmenée

Marie-Andrée Beaudoin.... (Archives La Prese)

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Marie-Andrée Beaudoin.

Archives La Prese

La campagne électorale municipale s'annonce difficile pour le parti du maire Gérald Tremblay, Union Montréal, dans Ahuntsic-Cartierville, où les citoyens sont très critiques vis-à-vis de la mairesse de l'arrondissement, Marie-Andrée Beaudoin. Elle quittera d'ailleurs la vie politique à la fin de l'année.

Le conseil d'arrondissement, lundi, a été pénible pour Mme Beaudoin. Tour à tour, des citoyens sont venus au micro critiquer sa gestion. Gilles Laroque a critiqué le fait que son administration ait organisé la signature d'un registre pour un projet controversé pendant la semaine de la construction. Raymond Labbé a soulevé que l'arrondissement a changé trois fois de directeur général depuis son élection. D'autres ont critiqué le déménagement des bureaux de l'arrondissement, dont l'aménagement a coûté, selon la conseillère Noushig Eloyan, 2,7 millions «sans oublier les loyers payés en double».

 

Surtout, plusieurs n'ont pas digéré que l'arrondissement soit le pire de Montréal en termes de déficit, avec 4 millions de pertes. Noushig Eloyan et Hasmig Belleli ont semoncé Mme Beaudoin sur ce point, d'autant qu'elle avait dit dans La Presse du 1er avril que le déficit était dû notamment à celui dont elle a hérité quand elle a pris le pouvoir en 2006.

«Vous devriez avoir honte de mentir ainsi aux citoyens, a lancé Hasmig Belleli. Comment être surprise, vous avez l'habitude de tordre la vérité.» La conseillère Eloyan avait en main un document de l'arrondissement du 5 juin 2006 qui indique que «les crédits proviennent du surplus d'arrondissement des années antérieures».

En entrevue, Mme Beaudoin maintient que Mme Éloyan a fait un déficit en 2005, qu'elle a épongé avec des réserves.

Mais Vision Montréal a aussi marqué des points lundi en contredisant le maire Tremblay quand il affirme que des services aux citoyens ne sont pas coupés dans les arrondissements. Mme Belleli a énuméré des exemples de réductions de services: le poste vacant d'un commissaire industriel ne sera pas comblé, un programme de diffusion culturelle a été aboli, les bibliothèques sont fermées les jours fériés et on attendra deux semaines de plus avant d'entamer le ménage du printemps. Mme Beaudoin reconnaît ces faits, mais indique pour les bibliothèques «qu'il n'y avait pas assez de fréquentation».

«J'appelle pas ça des coupures de services, j'appelle ça rationaliser», a-t-elle dit à La Presse.

Mme Beaudoin ne s'en fait pas. «On est en campagne électorale, dit-elle. L'opposition s'organise. Je ne considère pas que ce soient des attaques personnelles.» Même si elle ne se représente pas à la mairie, elle travaillera «jusqu'au bout». «Je ne me sens pas abattue, dit-elle. Je suis fière de mon bilan. Combien d'arrondissements ont investi 13 millions dans les parcs et ont autant investi dans les rues ou fait de partenariats avec des écoles?»

Mme Beaudoin, en qui le maire Tremblay avait mis beaucoup d'espoir en 2005, dit que ce n'est pas son parti qui lui a montré la porte. Même si sa volonté de partir est survenue quand elle a été écartée du comité exécutif, en janvier. Elle dit que c'est sa décision. «J'ai d'autres objectifs», dit-elle.

Pour joindre notre journaliste: eric.clement@lapresse.ca

 




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