(Ottawa) La saison des incendies de forêt a été jusqu’à présent moins désastreuse cette année qu’en 2023, mais il y a un risque élevé dans la majeure partie du pays que de nouveaux incendies éclatent cet été.

Le Centre interservices des incendies de forêt du Canada (CIFFC) indique qu’il y avait 120 incendies actifs mardi, dont 46 étaient hors de contrôle.

Environ 5200 kilomètres carrés de terres ont été brûlés jusqu’à maintenant cette année, dont près des deux tiers en Colombie-Britannique.

À la même période l’année dernière, près de 2500 incendies avaient déjà brûlé plus de 46 000 kilomètres carrés, dont la moitié en Alberta et au Québec.

Au cours de la dernière décennie, la moyenne annuelle a été de 7700 kilomètres carrés.

PHOTO SEAN KILPATRICK, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Le ministre fédéral des Ressources naturelles, Jonathan Wilkinson

Le ministre fédéral des Ressources naturelles, Jonathan Wilkinson, a déclaré que le risque demeure élevé puisque du temps chaud et sec est attendu dans une grande partie du pays au cours des trois prochains mois.

« La planète est en train de brûler et les changements climatiques en sont un facteur important », a-t-il dit en conférence de presse.

M. Wilkinson a précisé que des températures supérieures à la moyenne sont attendues presque partout au pays et que des précipitations inférieures à la moyenne sont prévues à plusieurs endroits.

Selon les prévisions d’incendies de forêt, les zones les plus à risque se situent en Colombie-Britannique, en Alberta et dans les Territoires du Nord-Ouest, les régions du nord de la Colombie-Britannique et de l’Alberta étant plus à risque en juin, et le sud de la Colombie-Britannique ainsi que le sud des Prairies étant plus à risque en juillet.

Même si le risque est plus faible en Ontario et au Québec, il existe toujours une probabilité d’incendies plus nombreux qu’à l’habitude dans les deux provinces.

En juillet, le risque d’incendie est bien supérieur à la moyenne dans toutes les provinces des Prairies, le sud du Nunavut et presque partout dans les Territoires du Nord-Ouest.

À l’échelle mondiale, il y a eu 12 mois consécutifs de températures moyennes record.

Environnement Canada a rapporté que l’hiver 2023 a été le plus chaud de l’histoire du pays.