(Montréal) Les cours d’eau du Québec sont traités comme « des égouts à ciel ouvert », estiment une quarantaine d’organisations dans une lettre ouverte publiée lundi où ils pressent Québec d’investir massivement pour rénover les stations d’épurations de la province.

La Presse canadienne

« Depuis toujours, pour stimuler l’économie, les gouvernements lancent de grands chantiers, notent ces groupes écologistes. Cette fois-ci, pourquoi ne pas saisir l’occasion de mettre en œuvre un grand chantier de l’eau propre ? »

Sept municipalités sur dix contaminent toujours les rivières et le tiers des stations d’épuration municipales dépassent leur capacité hydraulique de traitement, selon une étude de la Fondation Rivières dévoilée au début du mois.

« Aujourd’hui, en 2020, la majorité des systèmes d’assainissement sont désuets et inadaptés », constatent donc les signataires de la missive destinée au premier ministre François Legault ainsi qu’au ministre de l’Environnement Benoit Charette et à la ministre des Affaires municipales Andrée Laforest.

La lettre transmise par la Fondation Rivières porte les signatures d’Eau Secours, de Nature Québec et de Greenpeace Canada, mais également celles d’organismes régis par le gouvernement dont plus dizaine d’organismes de bassins versants, de deux Zones d’intervention prioritaire et de quatre Conseils régionaux de l’environnement.

Les gouvernements successifs se sont contentés du « strict minimum » comme avec les routes et les écoles, résument les signataires, si bien qu’il est grand temps que Québec s’attaque aux « vrais enjeux », comme le déversement des eaux usées dans les plans d’eau.