(Olkiluoto, Finlande) Que faire des déchets radioactifs générés par la production d’énergie nucléaire ? Alors qu’au Canada, on planifie la construction d’un dépôt souterrain afin de les enfouir sous des centaines de mètres de roc, la Finlande a déjà commencé à creuser le sien. Incursion dans un tombeau conçu pour résister aux prochaines ères glaciaires.

Philippe Mercure Philippe Mercure
La Presse

Descente dans un labyrinthe nucléaire

PHOTO JUSSI PARTANEN, FOURNIE PAR POSIVA

Tunnel creusé pour le projet Onkalo

La camionnette électrique descend lentement une route en lacets qui s’enfonce toujours plus profondément dans le sol. À intervalles réguliers, des néons illuminent le tunnel, révélant des murs gris ratissés de fils électriques. On voit parfois apparaître un embranchement qui plonge dans une autre direction, laissant deviner l’ampleur du labyrinthe souterrain dans lequel nous progressons.

Le tunnel finit par prendre fin et Antti Joutsen immobilise le véhicule. En ouvrant la portière, on se fait surprendre par un air étonnamment chaud – en comparaison, en tout cas, de la température de février qui sévit à la surface.

« Il fait toujours 11 °C ici, été comme hiver », explique M. Joutsen, un géologue qui travaille pour Posiva – coentreprise formée par les deux producteurs d’énergie nucléaire privés de Finlande, TVO et Fortum.

Nous nous trouvons à exactement 437 m sous le sol d’Olkiluoto, une île de la mer Baltique située sur la côte ouest de la Finlande. Ce que nous visitons est un tombeau qui accueillera bientôt des hôtes bien spéciaux : des déchets radioactifs et qui le resteront pendant des centaines de milliers d’années. Ils proviennent des deux centrales nucléaires finlandaises, qui fournissent environ 27 % de l’énergie du pays.

Ce tombeau pour déchets nucléaires, le plus avancé au monde, est appelé Onkalo – un mot finnois qui signifie « terrier ». À terme, le labyrinthe souterrain dans lequel nous nous trouvons comptera 200 tunnels qui totaliseront de 60 à 70 km. On y aménagera jusqu’à 3250 espaces où seront entreposées ce qu’on appelle ici les « capsules ». Ce sont elles qui contiendront le vieux combustible nucléaire. Si Onkalo est un tombeau, chaque capsule est un sarcophage. Et ceux-ci sont blindés à double tour.

Une quadruple protection

Dans une petite salle d’exposition destinée au public, Pasi Tuohimaa, directeur des communications de Posiva, montre un prototype de capsule. Les grappes de combustible usagé, qui contiennent de l’uranium et d’autres éléments radioactifs comme du plutonium, seront insérées dans un cylindre d’acier, lui-même recouvert d’un cylindre de cuivre de 5 cm d’épaisseur afin d’empêcher la corrosion.

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Pasi Tuohimaa, directeur des communications de Posiva, montre un prototype de capsule qui servira de sarcophage aux déchets nucléaires.

Ces capsules seront ensuite enfouies dans des trous aménagés à distance régulière dans les tunnels d’Onkalo. On les entourera de blocs de bentonite, un type d’argile qu’on retrouve dans le sol d’Olkiluoto. Une fois les capsules déposées, les tunnels seront eux-mêmes graduellement remplis d’argile. Au-dessus, 400 m de roc granitique extrêmement stable, qui n’a pas bougé depuis deux milliards d’années, scellera le tombeau.

Ce substrat rocheux a résisté à au moins cinq ères glaciaires et va résister à celles qui viendront.

Pasi Tuohimaa, directeur des communications de Posiva

M. Tuohimaa soutient que la quadruple barrière (acier, cuivre, argile, roc) protégera le matériel radioactif pendant au moins 100 000 ans. Rarement dans l’histoire, peut-être même jamais, l’être humain n’a fabriqué de structure destinée à durer aussi longtemps.

Antti Joutsen pointe un mur derrière lequel deux capsules sont déjà enfouies sous l’argile. Elles ne contiennent aucun déchet radioactif, mais produisent une chaleur équivalente qui sert à effectuer des tests.

« Nous avons placé un grand nombre d’instruments dans le trou afin de surveiller la température, la pression, l’humidité, etc. On veut voir comment les différentes barrières évoluent dans le temps », explique le géologue.

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Antti Joutsen examine un prototype des capsules qui seront enfouies à distance régulière dans les tunnels d’Onkalo.

Les véritables capsules contenant le matériel radioactif seront descendues ici par des machines d’ici quelques années. On estime que le projet aura alors engendré des coûts d’environ 2 milliards d’euros (environ 3 milliards de dollars canadiens). Un montant de 30 à 40 millions d’euros (entre 46 et 61 millions de dollars canadiens) s’ajoutera chaque année pour poursuivre les opérations. Tous les coûts sont assumés par les entreprises privées qui produisent l’énergie nucléaire.

Enfouir où l’on produit

À la surface, deux grues s’affairent à bâtir l’usine d’encapsulation. C’est là que des robots emprisonneront le dangereux combustible nucléaire usagé dans ses sarcophages d’acier et de cuivre.

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La centrale nucléaire d’Olkiluoto comporte deux réacteurs en service (à droite) et un troisième qui devrait bientôt entrer en service et dont l’allure évoque une mosquée.

Le projet Onkalo est développé directement sur le site de l’une des deux centrales nucléaires de Finlande. Deux réacteurs, Olkiluoto 1 et Olkiluoto 2, y sont en service. Construits respectivement en 1979 et en 1981, peints en gris et en rouge foncé, ils ont été dessinés pour évoquer les maisons de pêche finlandaises.

« On aimerait bien lancer le concours de la plus belle centrale nucléaire au monde », blague Pasi Tuohimaa.

Lors de notre passage, un afficheur électronique indiquait qu’Olkiluoto 1 et Olkiluoto 2 produisaient respectivement 894 MW et 893 MW de puissance. En comparaison, la centrale québécoise LG2 peut produire jusqu’à 5600 MW.

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Le dôme et la cheminée du réacteur Olkiluoto 3 lui donnent l’air d’une grande mosquée.

Un troisième réacteur d’une capacité de 1600 MW, Olkiluoto 3, est sur le point d’entrer en service après d’importants retards. Son dôme et sa cheminée qui rappelle un minaret lui donnent l’air d’une grande mosquée.

Circuler sur ce site est un ballet complexe, chorégraphié par de strictes mesures de sécurité. Seuls certains véhicules sont autorisés dans certaines enceintes, si bien qu’il faut parfois abandonner sa voiture à un poste de sécurité, franchir ce dernier, puis sauter dans un nouveau véhicule. Des guérites de sécurité se dressent partout. Chaque fois, tous les passagers d’une voiture doivent descendre et présenter une carte d’accès avant de regagner le véhicule.

« Ce n’est pas simple, s’excuse Pasi Tuohimaa, mais ce n’est pas censé l’être non plus. On est sur le site d’une centrale nucléaire ! »

Une solution environnementale ?

La centrale nucléaire d’Olkiluoto est plantée dans un décor surprenant. Ouvert sur la mer Baltique, le site est entouré d’une forêt de bouleaux et de conifères dans laquelle serpentent des sentiers pédestres. Les eaux environnantes forment même un parc marin protégé.

« On voit régulièrement des aigles pêcheurs, des phoques et des cygnes. On ne pollue pas et on ne fait pas de bruit », dit fièrement Pasi Tuohimaa. Selon lui, le seul impact environnemental direct de la centrale est le rejet d’eau chaude dans la mer Baltique.

L’environnement, en fait, est au cœur du discours de Posiva.

Le problème de l’énergie nucléaire, ce sont les déchets. Une fois qu’on a réglé cette question, on se retrouve avec une source d’énergie non polluante, qui n’émet pas de gaz à effet de serre. Si vous vous intéressez à la lutte contre les changements climatiques, vous êtes ici dans l’un des endroits les plus importants de la planète.

Pasi Tuohimaa, directeur des communications de Posiva

Juha Aromaa, porte-parole de Greenpeace Finlande, tient un discours différent. « Nous convenons qu’il faut faire quelque chose avec les déchets nucléaires hautement radioatifs », dit-il. Son organisation s’inquiète toutefois du risque que des failles fracturent le roc dans lequel est creusé le dépotoir d’Onkalo.

Nous considérons que la preuve n’a pas été complètement faite qu’il n’y aura pas de fuites pour toute la période de 100 000 ans. Nous estimons que davantage de recherche doit être faite à ce sujet, et qu’on devrait prévoir une façon d’intervenir dans le futur en cas de fuite.

Juha Aromaa, porte-parole de Greenpeace Finlande

M. Aromaa conteste aussi la vision selon laquelle l’enfouissement des déchets nucléaires ouvre la voie à la production d’une énergie propre.

« ll est vrai que les émissions directes et indirectes de CO2 des centrales nucléaires sont basses, dit-il. Mais si vous produisez des déchets qui seront hautement dangereux pour un nombre incroyable de générations, vous ne pouvez prétendre produire de l’énergie propre. »

Une prouesse d’acceptabilité sociale

PHOTO PHILIPPE MERCURE, LA PRESSE

La municipalité d’Eurajoki est située à une quinzaine de kilomètres à vol d’oiseau du projet Onkalo.

Un pont qui enjambe une rivière brune. Une église peinte en jaune entourée d’un cimetière. Deux épiceries, deux stations-service, un magasin d’alcool, un restaurant de pizza et de kebab. Eurajoki, une municipalité d’environ 10 000 habitants de l’ouest de la Finlande, n’a a priori rien pour attirer les foules.

Le maire, Vesa Lakaniemi, reçoit pourtant beaucoup de visites.

« Environ deux fois par mois, je reçois des délégués d’Asie ou d’ailleurs en Europe qui veulent savoir comment il est possible de construire un dépôt de déchets nucléaires si près de notre ville », dit-il à La Presse. À vol d’oiseau, nous sommes ici à une quinzaine de kilomètres des tunnels d’Onkalo.

En France, des manifestations secouent périodiquement le village de Bure, près duquel le gouvernement français compte enfouir des déchets nucléaires. Aux États-Unis, un projet similaire dans l’État du Nevada suscite tant d’opposition qu’il est aujourd’hui sur la glace.

Il n’y a pas eu de contestation semblable en Finlande. Pour le maire Lakaniemi, cela s’explique d’abord par le fait que l’enfouissement est effectué sur le site même de la centrale nucléaire, qui jouxte la ville depuis des décennies et pour laquelle travaillent bon nombre de résidants. Il pointe aussi un processus basé sur la « confiance », qui a toujours donné un droit de veto aux collectivités.

« Ce matériel va être bien mieux sous terre qu’à la surface », lance Pal Peltola, 47 ans, un résidant d’Eurajoki rencontré dans la rue. Certains citoyens se disent certes inquiets, mais ne veulent pas s’étendre sur le sujet.

« Nous sommes habitués à vivre avec Olkiluoto, confirme Tomi Suvanto, directeur adjoint de Rauma, une ville plus populeuse des environs. Ils fonctionnent de manière assez ouverte. Et si vous avez une centrale nucléaire, il est bien de faire les choses au complet et de s’occuper des déchets. »

Un futur tombeau canadien

Le Canada a aussi son projet de dépôt géologique, dans lequel on compte enfouir les déchets nucléaires produits par les sept centrales nucléaires du pays. Si l’on ignore toujours l’emplacement du site exact, on sait qu’il sera creusé en Ontario.

2,9 millions

C’est le nombre de grappes de combustible nucléaire irradié qui s’accumulent dans les sept centrales nucléaires canadiennes au Nouveau-Brunswick, au Québec (Gentilly) et en Ontario. « Si elles étaient cordées bout à bout comme du bois de chauffage, elles occuperaient un volume équivalant à environ huit patinoires de hockey, de la glace à la hauteur des bandes », explique la Société de gestion des déchets nucléaires sur son site web. Cet organisme sans but lucratif a été créé en 2002 par les producteurs d’énergie nucléaire canadiens, soit l’Ontario Power Generation, la Société d’énergie du Nouveau-Brunswick et Hydro-Québec, pour gérer l’ancien combustible. Pour l’instant, ce dernier est refroidi dans des piscines pendant 10 ans, puis emmagasiné dans des conteneurs de béton. « Ces installations en surface sont sûres, sécuritaires et réglementées par la Commission canadienne de sûreté nucléaire. Le problème est qu’elles demandent de la maintenance continue. Il faut des interventions humaines pour s’assurer que les conteneurs restent stables, et on n’a aucune garantie actuellement que notre société va demeurer stable pendant des milliers d’années. Voilà pourquoi nous avons besoin d’une solution passive », dit Ben Belfadhel, vice-président pour la sélection du site à la Société de gestion des déchets nucléaires.

Enfouir, laisser là ou envoyer dans l’espace ?

Pendant trois ans, la Société de gestion des déchets nucléaires a consulté des Canadiens de partout au pays pour savoir quoi faire des déchets nucléaires. Envoyer les déchets dans l’espace, les enfouir dans la calotte glaciaire ou encore dans des failles océaniques : plusieurs solutions ont été proposées. Dans un document daté de 2005, l’organisme explique pourquoi elles ne peuvent être retenues (généralement parce qu’elles sont contraires aux conventions internationales ou ne sont pas validées scientifiquement). Comme la grande majorité des autres pays qui ont de tels déchets, le Canada a retenu la solution du dépôt géologique.

Deux sites finalistes

Au départ, 22 collectivités ont manifesté leur intérêt pour recevoir les déchets nucléaires, la grande majorité en Ontario. La Société de gestion des déchets nucléaires a étudié autant la géologie des sols que les motifs de ces collectivités et a graduellement éliminé des candidats. Aujourd’hui, il ne reste que deux sites finalistes : South Bruce, dans le sud de l’Ontario, tout près de la centrale nucléaire Bruce, et Ignace, toujours en Ontario, au nord du lac Supérieur. « Ces deux municipalités sont dans les territoires traditionnels des nations autochtones, et nous sommes en train de travailler avec les communautés autochtones dans les deux régions dans le cadre du projet », dit Ben Belfadhel, de la Société de gestion des déchets nucléaires. Alors que South Bruce est située sur de la roche sédimentaire, comme c’est le cas du site choisi en France, Ignace est en plein Bouclier canadien, un roc qui ressemble davantage à celui du projet Onkalo, en Finlande.

Objectif 2043

La Société de gestion des déchets nucléaires souhaite fixer le choix final du site en 2023. On prévoit ensuite une dizaine d’années pour effectuer les études techniques et mener à bien le processus réglementaire. La construction commencerait donc autour de 2032-2033, et les premiers déchets seraient enfouis vers 2043.

Des sarcophages soudés au Québec

PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

Robot de Solutions Novika servant au soudage au laser

Solutions Novika, de La Pocatière, fait partie des entreprises qui apporteront certaines des solutions technologiques nécessaires à ce projet colossal. L’entreprise de 50 employés scellera notamment les sarcophages d’acier recouverts de cuivre qui contiendront l’ancien combustible nucléaire. « On a développé une méthode hybride qui fait du soudage à arc électrique et du soudage avec des lasers de haute puissance. On a une compétence là-dedans qui n’est pas courante », explique Lorraine Blais, vice-présidente et chef de section, procédés laser, de l’entreprise. Solutions Novika a aussi développé une machine qui usinera l’argile afin de bien entourer les capsules.

Les dépôts souterrains dans le monde

À peu près tous les pays qui produisent de l’énergie nucléaire songent à enfouir leur combustible usagé profondément dans le sol. Voici l’état d’avancement de quelques projets.

Chine

PHOTO BOBBY YIP, ARCHIVES REUTERS

La centrale nucléaire de Taishan dans la province du Guangdong, en Chine

La Société nucléaire nationale chinoise étudie depuis 1986 différents sites pour un projet de dépôt géologique en profondeur de déchets nucléaires. L’an dernier, un site a été choisi pour y installer un laboratoire de recherche souterrain, qui pourrait devenir le site d’enfouissement si les tests s’avèrent concluants. On pense commencer la construction en 2040.

France

PHOTO BENOÎT TESSIER, ARCHIVES REUTERS

Baptisé CIGEO (Centre industriel de stockage géologique), le projet français de gestion de déchets radioactifs dispose déjà d’un laboratoire d’essais à Bure.

L’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, ou Andra, a sélectionné un site d’intérêt près du village de Bure, dans le département de la Meuse. Un laboratoire d’essais a déjà été construit à 500 mètres sous le sol, et on prévoit de commencer la construction du dépôt lui-même en 2022.

Allemagne

PHOTO DANIEL MAURER, AGENCE FRANCE-PRESSE

Les tours de refroidissement de la centrale nucléaire de Philippsburg (à l’arrêt depuis 2019), située près de la ville de Karlsruhe, dans le sud-ouest de l’Allemagne, ont été détruites le 14 mai.

L’Allemagne, qui veut fermer toutes ses centrales nucléaires au cours des prochaines années, tente de sélectionner un site pour le dépôt de ses déchets qui remplira à la fois les critères géologiques et d’acceptabilité sociale. Les groupes d’opposition au nucléaire sont très mobilisés dans le pays.

Japon

PHOTO TORU HANAI, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

La catastrophe de Fukushima est considérée par plusieurs experts comme le pire accident nucléaire survenu depuis celui de Tchernobyl en 1986.

Le Japon, où s’est produit l’accident nucléaire de Fukushima en 2011, se donne jusqu’en 2025 pour la sélection d’un site, et espère pouvoir commencer à y déposer des matières radioactives en 2035.

Suède

PHOTO TIRÉE DE WIKIPÉDIA

La centrale nucléaire Forsmark

Le pays, qui travaille étroitement avec la Finlande, a lancé le processus de sélection d’un lieu propice au dépôt géologique dès les années 1990. Le site Forsmark, à Östhammar, a été identifié. La Cour environnementale fédérale, bien que généralement favorable, a demandé des précisions supplémentaires, ce qui a retardé le processus. La société qui dirige le projet espère démarrer la construction sous peu.

Suisse

PHOTO FABRICE COFFRINI, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

La centrale nucléaire de Leibstadt, dans le canton d’Argovie, dans le nord de la Suisse

Le processus de sélection du site a démarré dès 1972, mais des décisions juridiques et l’opposition des citoyens ont compliqué le processus. Aujourd’hui, deux sites sont à l’étude.

États-Unis

PHOTO JOHN LOCHER, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

L’entrée sud du site de Yucca Mountain, au Nevada, 
en avril 2015

Dès les années 80, le département de l’Énergie a évalué une dizaine de sites pour un dépôt géologique en profondeur. Le site de Yucca Mountain, au Nevada, a été identifié, mais l’État s’y est fortement opposé. L’ancien président Barack Obama a interrompu le projet, et l’actuel président Donald Trump souffle le chaud et le froid. Son administration a d’abord tenté de le relancer, mais le président s’y oppose maintenant.

Russie

PHOTO MAXIM SHEMETOV, ARCHIVES REUTERS

La première centrale électrique flottante au monde, l’Akademik Lomonossov, que l’on voit ici quitter le port de Mourmansk, le 23 août dernier.

La Russie construit actuellement un laboratoire souterrain dans le massif rocheux de Nijneranski, dans le sud du pays, sur un site qui a été officiellement approuvé pour un dépôt de déchets nucléaires.

Sources : Société de gestion des déchets nucléaires, The New York Times