Papiers d’emballage, vieux jouets, sapins artificiels, boîtes de carton : une vague de matières recyclables (ou non) déferlera sur les centres de tri de la province après le temps des Fêtes. Quelques jours avant les festivités, La Presse a visité un centre de tri afin de passer en revue les bonnes pratiques.

Thomas Dufour Thomas Dufour
La Presse

Un raz-de-marée pour commencer l’année

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Les 26 centres de tri du Québec ont traité 993 000 tonnes de matières en 2018.

La cinquantaine d’employés du nouveau Centre de tri des matières recyclables de Montréal fera des pieds et des mains pour gérer la grande quantité de matières qui arrivera début 2020. « Après le temps des Fêtes, on reçoit 120 camions par jour au lieu de 80 », indique Patrick Bergeron, directeur chez Rebuts solides canadiens. Le centre reçoit 150 000 tonnes de matières par année. Près de 10 % du total est inutilisable et finit aux ordures.

Cadeaux, décorations et emballages

Les guirlandes, les choux et les rubans ne vont pas au recyclage. On peut les réutiliser pour emballer d’autres cadeaux ou les donner. Les jeux de lumières ne se recyclent pas non plus. Il est préférable de les apporter dans un écocentre. Le papier d’emballage peut être mis dans le bac. Une seule exception : le papier métallique n’est pas accepté par les centres de tri. Autre information importante : « Il ne faut pas mettre les emballages dans un grand sac noir, explique Patrick Bergeron. On ne les ouvre pas parce que ça peut être des poubelles. »

Jouets et sapins artificiels

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Les sapins artificiels ne vont pas au recyclage.

Peut-on mettre dans le bac vert une Barbie qui traîne depuis des années ? La réponse est non. La colle et les vis dans les jouets les rendent impossibles à recycler. Ils peuvent prendre le chemin de l’écocentre ou être donnés. Les sapins artificiels ne vont pas non plus au recyclage. La raison est la même que pour les jouets : les différentes parties sont difficiles à séparer. De manière générale, il ne faut pas mélanger les matières.

Accessoires de mode

Les vêtements ne se recyclent pas non plus. « On peut les donner à des amis ou à des œuvres de charité, indique Philippe Sabourin. C’est toujours mieux de donner que d’envoyer au recyclage. » Les souliers sont aussi proscrits. Cela n’empêche pas le nouveau Centre de tri de Montréal de recevoir 50 kg de souliers à l’heure, en moyenne. Quant aux cintres, ils bloquent les machines et ralentissent la production. « Il vaut mieux les donner à un nettoyeur ou à des boutiques de vêtements », dit M. Sabourin.

Nourriture

Assiettes de carton et d’aluminium, vaisselle en plastique, contenants de verre : tout cela se recycle, à condition que ce soit propre. « Les objets souillés vont contaminer du papier qui va être plus difficile à recycler par la suite », expose Philippe Sabourin. Les boîtes de conserve ne doivent pas être séparées de leur couvercle. « Vous pouvez mettre le couvercle dans la boîte et la fermer en appuyant sur le haut », indique Patrick Bergeron.

Conseils en vrac

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Seulement 52 % de toutes les matières recyclables sont acheminées vers les centres de tri de la province.

Les habitants de la province peuvent défaire leurs boîtes de carton pour réduire le volume de leur bac. Il ne faut rien mettre dans les boîtes puisqu’il est difficile de séparer les matières par la suite. Une autre bonne idée : mettre tous ses sacs dans un sac plus grand. Cela évite aux employés des centres de tri de constamment arrêter les machines parce qu’un sac est coincé quelque part. Pour obtenir plus d’information sur les matières recyclables, on peut consulter la section « Ça va où ? » sur le site de Recyc-Québec.