(Brasilia) Le président d’extrême droite du Brésil Jair Bolsonaro a de nouveau traité la jeune militante suédoise Greta Thunberg de «gamine», en l’accusant de «faire son show» à la COP25.

Agence France-Presse

Actuellement à Madrid pour la conférence de l’ONU sur le réchauffement climatique, l’adolescente de 16 ans est devenue mercredi la personnalité de l’année du magazine Time.

«La presse de chez nous fait un boucan énorme autour d’une gamine. Maintenant, elle fait son show à la COP25», a affirmé le président Bolsonaro lors d’un discours à la Confédération nationale de l’industrie (CNI) à Brasilia.  

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Jair Bolsonaro est un climatosceptique assumé.

Mardi, le chef de l’État s’était déjà ému de «l’importance que les médias accordent à une gamine comme elle».

Peu après, Greta Thunberg avait saisi la perche tendue par le président brésilien en actualisant la description de son profil sur Twitter avec le terme «pirralha» (gamine) utilisé par M. Bolsonaro en portugais.

Mercredi, à la COP25, la jeune militante a accusé de «tromperie» les États qui se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

Dimanche dernier, l’égérie de la lutte contre le réchauffement climatique avait condamné sur les réseaux sociaux l’assassinat de deux indigènes de la tribu Guajajara tués par balles dans l’État du Maranhao.

AP

Des membres de la tribu Guajajara ont pris la parole lors d'une manifestation lundi à Madrid.

Lors de son discours mercredi à Brasilia, Jair Bolsonaro a également ironisé sur les critiques au sujet d’un décret autorisant la plantation de canne à sucre en Amazonie.

«J’espère que la COP25 ne va pas m’accuser de transformer l’Amazonie en une grande plantation de canne à sucre», a-t-il déclaré.

Climatosceptique assumé, le président brésilien est régulièrement la cible des critiques des militants écologistes et avait défrayé la chronique pour avoir relativisé la recrudescence des incendies de forêt en août et septembre.