(Londres) Le Parti conservateur britannique s’est plaint auprès du régulateur des médias du choix d’une chaîne de télévision de mettre une sculpture de glace à la place vacante du premier ministre Boris Johnson lors d’un débat télévisé sur le climat jeudi.

Agence France-Presse

Plusieurs dirigeants de partis politiques ont participé à un débat consacré à l’urgence climatique jeudi soir sur Channel 4, dans le cadre de la campagne pour les élections du 12 décembre.

Mais Boris Johnson a boudé ce débat. La chaîne de télévision l’a remplacé par un bloc de glace avec le logo du parti conservateur, fondant petit à petit, pour illustrer le réchauffement climatique.

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Boris Johnson était en déplacement à Plymouth, jeudi.

Le Parti du Brexit, dont le leader Nigel Farage avait aussi décliné l’invitation au débat, a été traité de la même manière.

Dans une lettre adressée au régulateur des médias, le Parti conservateur explique avoir proposé que l’ancien ministre de l’Environnement, Michael Gove, représente les Tories lors de ce débat, ce qui leur a été refusé.

Les Tories jugent que l’utilisation d’une sculpture de glace constitue une «provocation partisane» et enfreint les règles.

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Lors du débat, le présentateur Krishnan Guru-Murthy (à droite) a souligné que «les dirigeants des plus grands partis ont tous été invités» et que «cinq d’entre eux étaient là» (les dirigeants du Parti travailliste, du parti indépendantiste écossais SNP, du Parti libéral démocrate, du parti indépendantiste gallois Plaid Cymru et des Verts).

Il a remercié «Michael Gove du Parti conservateur qui est venu ici mais malheureusement, comme nous l’avons clairement expliqué dès le début, ce débat était réservé aux dirigeants (de partis), qui n’étaient disposés à débattre qu’avec d’autres dirigeants.»

L’offre faite «à Boris Johnson et Nigel Farage de venir ici pour discuter de l’urgence climatique reste ouverte», a-t-il ajouté.

Nigel Farage a justifié sa décision de ne pas participer au débat en expliquant sur Twitter que son parti «n’avait aucune confiance dans le fait que le débat soit mené de manière juste et objective».