En conférence de presse vendredi matin, la mairesse de Montréal et présidente de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), Valérie Plante, a plaidé pour « la nécessité d'obtenir de nouveaux pouvoirs pour les villes et la CMM » pour protéger et conserver les milieux naturels.

Éric-Pierre Champagne Éric-Pierre Champagne
La Presse

Québec a accepté récemment de mettre sur pied un groupe de travail pour « examiner » les besoins des villes. Essentiellement, la CMM demande une modernisation de la Loi sur l'expropriation.

Les municipalités souhaiteraient que le calcul des indemnisations se base sur la valeur marchande des terrains et non sur le préjudice, qui inclut la valeur estimée d'un projet immobilier.

La CMM souhaiterait que des changements à la loi soient adoptés au printemps 2020 par l'Assemblée nationale.

Plusieurs villes sont actuellement poursuivies par des promoteurs, dont la Ville de Montréal, qui est poursuivie pour 177 millions de dollars par des promoteurs qui détenaient des terrains dans l'ouest de la ville, où se trouvera le Grand parc de l'Ouest annoncé plus tôt cette année par Valérie Plante.

La CMM souhaiterait aussi que les poursuites pour expropriation déguisée soit proscrites dans les cas de conservation de milieux naturels identifiés à la Carte des milieux naturels d'intérêts métropolitains.

La CMM procède d'ailleurs à une mise à jour de sa carte, qui augmentera le potentiel de conservation du territoire.