(Londres) Le naturaliste britannique David Attenborough, a appelé mercredi à une mobilisation internationale pour lutter contre la pollution en recevant des mains de la reine Élisabeth II une récompense prestigieuse pour le rôle joué par sa série télévisée Blue Planet dans la sensibilisation à ce problème.

Agence France-Presse

Le prix Chatham House 2019 a été décerné à Londres à David Attenborough ainsi qu’à Julian Hector, chef des studios Histoire naturelle de la BBC, pour « l’impact galvanisant » sur l’opinion publique de la série Blue Planet II, consacrée à la pollution des océans par le plastique.

Bande-annonce de Blue Planet II

La reine s’est déclarée « ravie » de remettre le prix à M. Attenborough, un ami de longue date, dont les documentaires ont popularisé la cause du développement durable.

« Ce prix reconnait vos nombreux talents », a-t-elle déclaré au naturaliste, également réalisateur et écrivain.

« Nous qui sommes d’une certaine génération, nous pouvons prendre un grand plaisir à prouver que l’âge n’est pas un obstacle pour exercer une influence positive », a plaisanté la souveraine, âgée comme David Attenborough de 93 ans.

Dans son discours d’acceptation, M. Attenborough a souligné que la « nécessité d’une coopération internationale » pour lutter contre les problèmes dus à la pollution n’a jamais été aussi pressante : « Nous sommes citoyens du monde et nous devons le reconnaitre ».

Auparavant, il avait appelé « deux ou trois » grands pays qu’il n’a pas nommés à rejoindre le combat contre le changement climatique. « Je suis sûr que nous les persuaderons, mais cela va prendre du temps », a-t-il ajouté.

Le scientifique a également fait l’éloge des jeunes protestataires qui manifestant dans plusieurs pays du monde contre l’inaction en matière d’urgence climatique en faisant la grève des cours en fin de semaine.

« Le monde appartient aux étudiants, c’est leur monde, ce n’est pas mon monde », a-t-il dit. « Ils ont le droit d’être indignés ».

REUTERS

La reine Élisabeth II et David Attenborough à Chatham House, mercredi.

La série Blue Planet II a mis en évidence des effets désastreux des déchets en plastique répandus dans les océans notamment pour la faune marine.

Plus de 150 millions de tonnes de plastique polluent les océans, selon les estimations actuelles.

« La pollution par le plastique est l’un des plus graves défis auxquels sont confrontés les océans du monde, et indiscutablement, un problème international », a déclaré Robin Niblett, directeur de Chatham House.

Il a salué le rôle joué par David Attenborough et les studios de la BBC dans la prise de conscience par l’opinion publique de ce problème.