(Montréal) L’entreprise québécoise Familiprix cessera la vente de caisses de bouteilles d’eau de 750 ml et moins, soulignant que cette mesure s’inscrit dans un virage écoresponsable.

Stéphanie Marin
La Presse canadienne

Elles ne seront plus sur les tablettes en janvier.

Familiprix serait la première bannière de pharmacies à poser un tel geste visant à réduire la disponibilité des bouteilles à usage unique.

Selon l’entreprise, cette mesure permettra de retirer annuellement plus de 10 millions de bouteilles d’eau en plastique des succursales Familiprix.

Les formats de 1 litre et plus demeureront disponibles dans les succursales, précise-t-on, « afin de répondre aux besoins immédiats et urgents de la population qui peuvent survenir ».

Et ce sera aussi le cas des bouteilles individuelles de moins de 750 ml, à la discrétion des pharmaciens-propriétaires et selon les besoins de leur communauté, par exemple en milieu touristique, a indiqué l’entreprise.

Familiprix dit vouloir encourager davantage de consommateurs à modifier leurs habitudes d’achat et ainsi contribuer à réduire le nombre de bouteilles de plastique qui se retrouveront dans l’environnement.

« Tous les jours, les pharmaciens propriétaires affiliés à Familiprix aident les consommateurs à prendre leur santé en main. Lorsqu’il est question de santé, celle des gens est indissociable de celle de la planète », a souligné Albert Falardeau, président de Familiprix, dans un communiqué.

Familiprix compte près de 400 succursales dans toutes les régions du Québec et au Nouveau-Brunswick.

Greenpeace Canada a salué cette décision de l’entreprise.

« Toute réduction de plastique à usage unique a un impact, à différentes échelles », juge Agnès Le Rouzic, chargée de la campagne Océans et Plastique auprès de l’organisme de protection de l’environnement.

Elle prévient toutefois que l’impact ne sera pas très important tant que la vente des plastiques à usage unique ne sera pas encadrée par les gouvernements.

« Mais c’est un signal que les entreprises sont en train d’écouter les scientifiques qui parlent d’une crise de la pollution plastique dans les océans », dit-elle.