La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a annoncé lundi au Sommet de l’ONU sur l’urgence climatique qu’elle visait une réduction de 55 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030.

Éric-Pierre Champagne Éric-Pierre Champagne
La Presse

Rappelons que le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a fixé une cible de réduction de 45 % des émissions de GES d’ici 2030, et de s’engager à être complètement carboneutres d’ici 2050.

La mairesse Plante s’est engagée à aller plus loin pour sa ville alors qu’elle prenait la parole à New York au nom des villes de la planète.

« J’ai demandé à un panel d’experts et de scientifiques de développer un plan de réduction de 55 % de nos émissions d’ici 2030 et je suis prête à aller plus loin. »

Selon la mairesse, « la recette est bien connue ». « Les villes le savent. Il faut miser sur la mobilité durable par une offre de transport actif et collectif améliorée, mettre fin à notre dépendance à la voiture solo et électrifier les transports. »

Valérie Plante a insisté sur l’importance des villes et du secteur privé dans la lutte aux changements climatiques.

« S’il y a une chose que vous devez retenir de mon intervention aujourd’hui c’est que les villes agissent déjà, elles sont prêtes à en faire plus, et doivent absolument être à la table de discussion et pouvoir compter sur le soutien des États et la collaboration du secteur privé si nous souhaitons atteindre la carboneutralité. »

La mairesse a aussi rappelé l’importance de la biodiversité et de protéger les espaces verts. Une des solutions, a-t-elle rappelé, est d’accroître la superficie des espaces verts protégés en milieu urbain.

Elle a vanté à ce sujet la décision de la ville de bloquer un important projet immobilier « qui aurait ajouté 10 000 voitures sur les routes ».

« Plutôt que de détruire des centaines d’hectares d’espaces naturels et de milieux humides, nous allons créer le plus grand parc urbain au Canada, huit fois la taille de Central Park. »