(Edmonton) Des chercheurs suggèrent que les incendies de forêt plus importants et plus chauds transforment la vaste forêt boréale du Canada, considérée jusqu’ici comme un réservoir naturel de carbone, en une source de gaz à effet de serre qui contribue aux changements climatiques.

La Presse canadienne

Le sol de cette forêt boréale, qui traverse six provinces et deux territoires, a longtemps été considéré comme un « puits de carbone » naturel, produit de siècles de croissance et de dégradation organiques.

Dans les vieilles forêts, ce carbone demeure dans la matière organique du sol même après une combustion.

Mais dans un nouvel article scientifique, des chercheurs d’universités canadiennes et américaines concluent que les grands incendies détruisent davantage les forêts anciennes — ce qui rajeunit d’autant la forêt dans son ensemble. Or, le carbone est plus susceptible d’être libéré par ces jeunes forêts lors d’un incendie.

Merritt Turetsky, de l’Université de Guelph, en Ontario, explique que la forêt boréale pourrait ainsi devenir un émetteur de carbone plutôt qu’un réservoir.

Selon elle, cette découverte pourrait amener les pompiers à changer leur façon de décider des foyers d’incendie à combattre et des éléments de la forêt à protéger.

Les résultats de la recherche ont été publiés dans la revue scientifique Nature.