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Des «niveaux mortels de pollution» imputés au gouvernement sud-africain

La province du Mpumalanga abrite 83% de la... (PHOTO REUTERS)

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La province du Mpumalanga abrite 83% de la production de charbon de l'Afrique du Sud.

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Agence France-Presse
Johannesburg

Deux organisations de défense de l'environnement ont assigné en justice le gouvernement sud-africain pour avoir «violé le droit» des citoyens à respirer un air sain dans le nord-est charbonnier du pays.

Le gouvernement a «échoué à réduire les niveaux mortels de pollution de l'air» dans la région du Highveld, située à cheval entre les province du Mpumalanga et du Gauteng, ont estimé les organisations groundWork et Vukani.

Il «a violé le droit constitutionnel à un environnement sain pour la population», ont-elles ajouté dans un communiqué.

GroundWork, organisation d'Afrique australe, et Vukani, basée en Afrique du Sud, exigent des autorités «des mesures urgentes pour traiter la forte pollution de l'air et [...] pour protéger notre droit à un air propre».

Le Mpumalanga abrite 83% de la production de charbon de l'Afrique du Sud et l'entreprise publique d'électricité Eskom possède, dans le Highveld ou à proximité, 12 de ses 15 centrales à charbon.

Selon une enquête indépendante citée par les deux ONG, ces 12 sites plus une raffinerie de pétrole et une centrale de liquéfaction du charbon ont été responsables de l'essentiel de la pollution atmosphérique dans la région en 2016, où elles ont causé cette année-là de 305 à 650 décès prématurés.

Être exposé à des produits toxiques émis par les usines à charbon, comme le dioxyde de soufre, des métaux lourds comme le mercure et des particules fines, conduit à des maladies chroniques telles que  l'asthme et les bronchites, des cancers du poumon et contribue à des accidents vasculaires cérébraux et des naissances prématurées, affirment les organisations.

«Les hauts niveaux de la pollution de l'air dans et autour» du Highveld «constituent un danger de santé publique immédiat et significatif», a affirmé Peter Orris, à la tête du département de médecine environnementale de l'université américaine de l'Illinois, cité par les ONG.

«Il s'agit d'une crise de santé publique qui ne peut plus être ignorée», a estimé le directeur de groundWork, Bobby Peek, qui reproche au gouvernement de ne pas tenir «les gros pollueurs comme responsables».

Les deux ONG accusent en outre le gouvernement de ne pas respecter ses engagements en terme de pollution. En 2012, le ministère de l'Environnement avait publié un plan pour la gestion de l'air dans la région. «Mais peu a été fait», dénoncent les ONG.

La nouvelle ministre de l'Environnement, Barbara Creecy, a reconnu lundi qu'il y avait des «problèmes de qualité de l'air» dans la zone. Mais elle s'est prononcée pour des discussions «en dehors des tribunaux» pour les résoudre.

Selon un rapport de Greenpeace paru fin 2018, le Mpumalanga possède le groupe de centrales électriques au charbon le plus polluant du monde, produisant des niveaux record de dioxyde d'azote.

Fin mai, l'Afrique du Sud, première puissance industrielle d'Afrique et premier pollueur du continent, a instauré une taxe carbone pour les entreprises.




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