Des militants écologistes ont répandu ce matin du faux sang devant l’hôtel Intercontinental, à Montréal, où se tient le Sommet des champions de la nature, organisé par le gouvernement canadien.

Jean-Thomas Léveillé Jean-Thomas Léveillé
La Presse

Le liquide, composé de sirop de maïs et de colorant alimentaire, symbolise « le sang de nos enfants dont le futur est menacé », a déclaré à La Presse Monika Napier, une manifestante.

« On s’en va vers 3 degrés Celsius à 6 degrés Celsius d’augmentation » de la température de la Terre, a lancé Simon Bertrand. « Il faut un changement radical ! »

Commencé hier, le Sommet des champions de la nature réunit les ministres de l’Environnement de quelques pays étrangers, des représentants d’organisations non gouvernementales, des Nations unies, de peuples autochtones et d’entreprises, dont Walmart et Shell.

Il a pour objectif de « former une nouvelle coalition ambitieuse et faire progresser la protection de la nature dans le monde », affirme Environnement Canada.

« C’est un show de boucane, tempête Jean-Pierre Tremblay. Ils veulent continuer de faire accroire qu’ils font quelque chose [pour le climat]. »

Le militant considère que « c’est de l’arrogance pure » que les participants se qualifient de « champions », alors qu’il n’y a « toujours pas de mesures concrètes » suffisantes pour faire face à la crise climatique.

« Les scientifiques n’arrêtent pas de tirer la sonnette d’alarme ! », ajoute-t-il.

Le faux sang répandu sur la rue et le trottoir symbolise aussi celui des peuples autochtones du Brésil, dont les droits et territoires font l’objet d’une « vaste offensive » du nouveau président Jair Bolsonaro, dénonce Exctinction Rebellion Québec.

Des militants du mouvement La Planète s’invite au Parlement étaient également présents à cette manifestation.

« Vous n’êtes pas des champions, les champions passent à l’action », scandaient-ils à l’intention des participants au sommet, alors que de nombreux policiers de l’escouade d’intervention se tenaient non loin.

La semaine dernière, des militants d’Extinction Rebellion Québec s’étaient attaché entre eux ainsi qu’à l’édifice qui abrite les bureaux du premier ministre du Québec, pour dénoncer le manque de sérieux du gouvernement québécois dans la lutte aux changements climatiques.