Montréal veut interdire les articles de plastique à usage unique sur son territoire, dont la mousse de polystyrène, communément appelée styromousse.

Jean-Thomas Léveillé Jean-Thomas Léveillé
La Presse

Les gobelets et contenants à emporter de même que les barquettes pour les aliments sont ainsi dans le collimateur de la Ville, tout comme les pailles et ustensiles en plastique.

La mairesse Valérie Plante et la responsable de la transition écologique et de la résilience au comité exécutif, Laurence Lavigne Lalonde, ont annoncé mercredi après-midi avoir mandaté le service de l’environnement de la Ville pour rédiger un projet de règlement en ce sens.

Les élues espèrent pouvoir déposer le déposer dans un an, en avril 2020.

«On veut s’assurer d’avoir les bons outils et ça ne se fait pas en claquant des doigts», a déclaré à La Presse Mme Lavigne Lalonde, qui dit vouloir suivre «la cadence» lancée par d’autres grandes villes comme Vancouver et New York, qui ont adopté de telles réglementations récemment.

La Ville consultera le milieu des affaires pour intégrer les commerçants dans sa démarche, qui concorde avec les consultations concernant le plan de gestion des matières résiduelles de la Communauté métropolitaine de Montréal et celui de l’Agglomération de Montréal, ce qui pourrait alimenter la réflexion sur le projet de réglement.

Tous les établissements situés sur le territoire montréalais seraient concernés par cette interdiction, y compris les épiceries, où les barquettes de mousse de polystyrène sont utilisées massivement pour les viandes, les poissons et parfois même les légumes.

«Il se peut qu’il y ait des mesures transitoires ou progressives» lors de l’adoption de l’interdiction, afin de donner le temps aux établissements de s’adapter, précise Mme Lavigne Lalonde.