Des militants de Greenpeace ont installé tôt ce matin une œuvre d’art au centre-ville de Montréal pour dénoncer le rôle de l’industrie pétrolière dans la crise climatique actuelle.

Jean-Thomas Léveillé Jean-Thomas Léveillé
La Presse

Constituée de six banderoles de grande taille, l’œuvre réalisée par l’artiste urbain montréalais Roadsworth est installée au centre du boulevard Robert-Bourassa, direction sud, près de la rue de la Gauchetière.

« Désastres climatiques, gracieuseté de Shell, BP, Exxon et Suncor », peut-on y lire.

Les images montrent sécheresse, canicule, inondations, incendies de forêt et tempêtes extrêmes, des phénomènes « auxquels contribue l’industrie pétrolière », affirme Greenpeace dans un communiqué.

« Les désastres climatiques ont coûté la vie à des milliers de gens et des milliards de dollars, et les coûts augmenteront avec les évènements météorologiques qui s’intensifient et deviennent plus fréquents », poursuit le communiqué.

« Les compagnies pétrolières ont pendant des années dépensé des fortunes sur la désinformation et le lobbying qui empêchent l’action climatique », accuse Greenpeace.

L’artiste derrière cette œuvre dit vouloir faire prendre conscience à la population du pouvoir dont disposent les compagnies pétrolières.

Cette action de Greenpeace se déroule simultanément dans 25 villes à travers le monde, notamment à New York, Athènes, Oslo, Manille et Amsterdam.

Des affichages sont aussi prévus à Toronto et à Vancouver.