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Obama veut une «révolution» énergétique

Barack Obama a livré un discours dans une... (Photo: Reuters)

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Barack Obama a livré un discours dans une usine qui produit de l'énergie éolienne, en Iowa.

Photo: Reuters

Jean-Louis Santini
Agence France-Presse
Washington

Le président américain Barack Obama a appelé mercredi à une «révolution» énergétique aux Etats-Unis, alors que des poids lourds de son administration défendaient au Congrès le bien-fondé d'une réduction contraignante des gaz à effet de serre.

Dans un discours dans l'Iowa, M. Obama s'est livré à un ardent plaidoyer pour une nouvelle économie entraînée par l'énergie éolienne et les énergies propres, et a déclaré que les jours étaient révolus où les Etats-Unis traînaient les pieds dans la lutte contre le changement climatique.

«En cette Journée de la Terre, il est temps pour nous de poser de nouvelles fondations pour la croissance en entamant un nouvelle ère de l'exploration énergétique en Amérique», a-t-il dit.

Le jour même, des ministres de son administration défendaient au Congrès un projet de loi sur le climat, combattu par des élus des Etats industriels et producteurs de charbon.

«Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser notre planète trop se réchauffer ni le moteur de notre économie trop se refroidir», a expliqué le ministre de l'Energie, Steven Chu devant la commission de l'Energie et du Commerce de la Chambre des représentants.

Les Etats-Unis font selon lui face à deux grandes menaces: une réponse mondiale trop tardive aux risques dévastateurs du réchauffement climatique et le danger de ne pas savoir eux-mêmes devenir les chefs de file de ce combat.

M. Chu s'est dit «très préoccupé et attristé» par la perte de la domination américaine dans ces nouvelles technologies de l'énergie verte (solaire, éolienne...) au profit de l'Europe et de l'Asie.

M. Chu, accompagné du ministre des Transports, Ray Lahood, et de Lisa Jackson, directrice de l'Agence américaine de protection de l'Environnement (EPA), étaient entendus par la Commission qui a entamé cette semaine une série d'auditions sur le projet de loi présenté en mars et baptisé «American Clean Energy and Security Act».

Pour l'administration Obama «la création progressive d'un marché de droits d'émissions de CO2, dit cap and trade, sera une mesure importante pour restaurer la position dominante des Etats-Unis dans les technologies d'énergies propres», a expliqué M. Chu.

Lisa Jackson a assuré que «ce projet de loi devrait créer des millions d'emplois dans les énergies propres en Amérique».

M. Chu a également affirmé que les Etats-Unis - plus grand émetteur mondial de CO2 par habitant - commenceraient à mettre en place un système de réduction des émissions, même si les pays en développement ne prenaient pas le même engagement.

Plusieurs républicains membres de la commission ont exhorté Mme Jackson à expliquer comment un système de marché d'émissions pouvait créer des millions d'emplois alors que le groupement américain des industries manufacturières affirme au contraire que 3 à 4 millions d'emplois seraient perdus.

Ils ont aussi accusé l'administration Obama de fournir trop peu de détails chiffrés sur le coût pour les Américains d'un tel projet.

Mike Pence, un des membres de la direction républicaine de la Chambre, a affirmé que ce surcoût serait de 3 128 dollars par an pour une famille moyenne, citant «une étude indépendante» du Massachusetts institute of technology (MIT).

Des élus démocrates se sont aussi dits inquiets de l'instauration d'un mécanisme de réduction des émissions de CO2 sans la Chine ni l'Inde.

«Ce projet de loi ne pourra pas combattre le réchauffement si les pays en développement ne sont pas inclus», a lancé le sénateur Evan Bayh.

Si ce texte devrait être adopté par la Chambre à large majorité démocrate, son sort reste incertain au Sénat.




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