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Le Canada invité à s'investir à Copenhague

Le Canada est le huitième plus grand émetteur... (Photo: Rémi Lemée, La Presse)

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Le Canada est le huitième plus grand émetteur de gaz à effet de serre au monde.

Photo: Rémi Lemée, La Presse

Sophie Raffin
La Presse

Le Canada devra s'impliquer davantage lors de la prochaine conférence des Nations unies sur le climat qui se déroulera à Copenhague, en décembre. C'est du moins ce qu'avancent Équiterre, le Réseau action climat, l'Institut Pembina et l'Eco-Equity USA dans le rapport sur la responsabilité internationale du pays envers la lutte contre le dérèglement climatique rendu public hier.

«Huitième émetteur de gaz à effet de serre du monde, le Canada a une responsabilité historique par rapport au réchauffement climatique. Il doit assumer et jouer un rôle plus important sur la scène internationale concernant cette préoccupante question», explique Hugo Seguin, membre de l'association Équiterre.En plus de trouver un protocole succédant à celui de Kyoto, la conférence de Copenhague réfléchira à des solutions de financement concrètes pour aider les nations les plus démunies. En effet, bien qu'ils aient peu contribué aux émissions de gaz à effet de serre, les pays en voie de développement sont les premiers à souffrir de leur incidence sur l'environnement. «Il faut aider ces populations à s'adapter aux changements climatiques, mais aussi à atténuer leurs propres émissions de CO2», confie Clare Demerse, auteure du rapport de l'institut Pembina.

Passer du charbon à l'éolienne, réduire la déforestation, former les fermiers à l'agriculture en situation de sécheresse, partager les technologies vertes comme les systèmes géothermiques sont les mesures décidées en 2007 lors de la conférence de Bali. Elles permettront d'améliorer les conditions de vie dans les pays du Sud et de lutter contre le réchauffement de la planète. Ce programme appelle un investissement de plusieurs centaines de milliards de dollars.

«Le succès du sommet de Copenhague passe par la résolution du financement de ce projet. C'est ici que le Canada doit prendre position et apporter sa juste contribution», continue l'auteure. Selon ses calculs basés sur les textes de l'ONU, le pays devrait assumer 3 ou 4% de son financement mondial soit de 2,2 à 5,7 milliards de dollars par année.

Dans le contexte actuel de crise, les chiffres semblent importants, mais Clare Demerse tempère: «Le financement du Plan d'action de Bali ne débutera qu'en 2012 après la fin du protocole de Kyoto.»




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