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Climat: l'Europe et les États-Unis appelés en première ligne

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.... (Photo: Bloomberg News)

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Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.

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Conférence climatique de Poznan

Environnement

Conférence climatique de Poznan

Les changements climatiques et l'après-Kyoto sont au coeur des discussions de la Conférence sur les changements climatiques de Prozan, en Pologne. »

Jérôme Cartillier
Agence France-Presse
Poznan

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé jeudi l'Europe et les Etats-Unis à monter en première ligne dans la lutte contre le réchauffement climatique, en prenant en compte la frustration croissante des pays en développement, les plus exposés.

«Nous avons besoin d'un New Deal écologique (...) qui s'applique à tous les pays, riches comme pauvres», a lancé M. Ban à la veille de la clôture de la Conférence climat de Poznan qui doit tracer la voie pour un accord mondial à Copenhague, dans un an, afin d'enrayer le réchauffement de la planète.Soulignant l'impérieuse nécessité de «leadership», il a appelé les Etats-Unis et l'Union européenne à montrer la voie, quelques heures avant le début du sommet des dirigeants des 27 à Bruxelles qui tenteront de trouver un accord sur le plan climat européen.

«Nous attendons des Etats-Unis qu'ils sortent de l'âge des ténèbres de l'inaction», a lancé, en termes beaucoup moins diplomatiques, Apisai Ielemia, Premier ministre de Tuvalu, petit atoll de l'océan Pacifique dont l'existence même est directement menacée par la montée des eaux.

C'est la dernière fois que les Etats-Unis sont représentés par l'équipe Bush, qui a toujours refusé de ratifier le protocole de Kyoto. Le président élu Barack Obama s'est déjà engagé à ramener les émissions de gaz à effet de serre (GES) des Etats-Unis à leur niveau de 1990 d'ici 2020.

«Le monde ne peut demander aux petites îles de signer un accord suicidaire», a ajouté en écho Sylvester Quarless de la Grenade, au nom de l'Alliance des petits Etats insulaires.

Des propos qui reflètent l'impatience et la frustration grandissante des pays en développement historiquement faibles émetteurs de gaz à effets de serre mais extrêmement vulnérables au réchauffement.

Le représentant du G77 a jugé indispensable un «changement radical des mentalités» pour conserver l'espoir de parvenir à un accord à Copenhague.

A ce jour, seuls les 37 pays industrialisés (tous, sauf les Etats-Unis) qui ont ratifié le Protocole de Kyoto sont soumis à des contraintes de réduction de leurs émissions polluantes sur la période 2008-2012.

Ces pays se sont accordés mercredi soir, en termes vagues, sur la nécessité de reconduire leurs engagements de réduction des gaz à effet de serre au-delà de 2012, sans pour autant inclure de référence chiffrée explicite.

Pour le secrétaire général de l'ONU, une «large part» des plans de relance massifs envisagés à travers le monde pour résoudre la crise économique doivent être dirigés vers la création d'une économie faiblement émettrice de carbone.

«L'investissement dans la lutte contre le changement climatique créera des millions d'emplois et sera la source d'une véritable croissante verte», a-t-il lancé.

Selon les scientifiques du GIEC, le groupe d'experts international sur le climat, les émissions de gaz à effet de serre (GES) devraient cesser d'augmenter d'ici une dizaine d'années puis décroître drastiquement ensuite afin de s'assurer que la température moyenne de la planète n'augmente pas de plus de 2°C par rapport aux niveaux pré-industriels.

«La méfiance et la suspicion ont hanté les discussions pendant beaucoup trop longtemps», a regretté jeudi le responsable du climat aux Nations unies, Yvo de Boer, réclamant des avancées concrètes d'ici la fin des travaux à Poznan, vendredi soir.




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