S'il se retrouve à la tête d'un gouvernement minoritaire, François Legault assure qu'il respecterait la loi sur les élections à date fixe et qu'il ne provoquerait pas la tenue d'élections générales.

Mis à jour le 24 sept. 2018
Tommy Chouinard LA PRESSE

« Quand un gouvernement est défait, il est défait. Mais on ne ferait pas ce que Mme Marois a fait. Mme Marois, c'est elle qui a décidé d'aller en élection », a affirmé le chef caquiste lundi, lors d'une mêlée de presse à Mont-Laurier, dans la circonscription de Labelle, détenue par le Parti québécois à l'heure actuelle.

Élue en septembre 2012, la première ministre avait déclenché des élections 18 mois plus tard. M. Legault entend « absolument » se conformer à la loi sur les élections à date fixe, qui prévoit un scrutin tous les quatre ans. Le prochain serait donc en 2022.

François Legault visitait l'entreprise Uniboard, qui compte environ 80 travailleurs, « en moyenne à 25 $ de l'heure, des emplois comme on les aime ». Il se rend par la suite à Val-d'Or.

Il entreprend une tournée des régions, sur lesquelles il compte pour avoir un gouvernement majoritaire. « C'est sûr que la majorité pourrait venir des régions. C'est pour ça que je vais être en région au cours des prochains jours », a-t-il affirmé.

Le chef caquiste a souligné que « dans tous les dossiers, c'est toujours plus simple avec un gouvernement majoritaire de faire des transformations en éducation, en santé, en économie, de faire adopter une mise à jour économique rapidement dès la rentrée parlementaire ».

Depuis sa fondation à la fin de 2011, la CAQ n'a fait élire aucun député en Abitibi, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, sur la Côte-Nord et dans le Bas-Saint-Laurent. Ce sont les régions où M. Legault fera escale dans les prochains jours.

Selon lui, « il faut que les régions envoient un message clair », car « le Parti libéral n'a pas été un gouvernement des régions ». La création d'emplois a été essentiellement concentrée dans la métropole et la capitale, a-t-il relevé.

Il s'engage à ce qu'Investissement Québec soit « très fort dans chacune des régions, avec plus d'autonomie et plus de moyens. Il faut créer plus d'emplois dans les régions, et plus d'emplois payants ».