Un gouvernement du Parti québécois lancerait un chantier de 2,3 milliards pour rénover les écoles vétustes et améliorer la qualité des services aux élèves.

Mis à jour le 19 sept. 2018
MARTIN CROTEAU LA PRESSE

La vice-chef péquiste, Véronique Hivon, a promis d'investir la totalité de cette somme d'ici quatre ans pour améliorer l'état des écoles, une situation qu'elle qualifie d'« urgence nationale ».

« C'est un véritable scandale », a dénoncé Mme Hivon, qui a fait campagne pendant que le chef Jean-François Lisée préparerait le dernier débat des chefs.

La dernière mouture du Programme québécois des infrastructures a révélé en mars que le déficit d'entretien des écoles primaires et secondaires avait bondi de 1,8 à 3,3 milliards en un an. Ce document a révélé qu'à peine 45 % des écoles primaires et 53 % des écoles secondaires se trouvaient dans un état satisfaisant.

Un gouvernement du PQ mettrait fin à cette situation en un mandat, a promis Mme Hivon. D'ici quatre ans, plus aucune école n'aurait la cote D ou E, a-t-elle assuré.

Améliorer les services

Afin d'améliorer la qualité des services aux élèves, un gouvernement péquiste imposerait par ailleurs des seuils garantis de services de spécialistes comme des orthophonistes, des orthopédagogues ou des psychologues.

« Au même titre où on a un ratio enseignant-élève dans les écoles, désormais nous allons avoir un nombre incompressible de professionnels dans nos écoles », a résumé Mme Hivon.

Ces services seront protégés par une « loi bouclier » qui interdirait à tout gouvernement de sabrer les dépenses dans les services à la petite enfance, ainsi que dans les réseaux scolaire, collégial et universitaire.

Le PQ propose également d'améliorer les conditions de travail des jeunes enseignants. À l'heure actuelle, quatre professeurs sur 10 se trouvent dans une situation de « précarité », fait valoir Mme Hivon. Cette situation crée à la fois de l'incertitude chez les enseignants et chez les élèves.

Hausse du PQI

Un gouvernement péquiste augmenterait par ailleurs les sommes prévues au Programme québécois des infrastructures de 100 à 110 milliards d'ici 10 ans. Cette somme additionnelle serait allouée en priorité à l'amélioration des écoles.