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La science s'invite dans la campagne électorale

Un débat sur la science animé par la... (Photo Olivier Jean, La Presse)

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Un débat sur la science animé par la journaliste Josée Boileau (à gauche) a réuni des candidats des quatre principaux partis : Jean-François Roberge (CAQ), Dieudonné Ella Oyono (PQ), Alejandra Zaga Mendez (QS) et Hélène David (PLQ).

Photo Olivier Jean, La Presse

Financement de la recherche, place du privé en science, crédits d'impôt à la recherche et développement (R-D), survie des magazines de culture scientifique comme Les débrouillards : les représentants des quatre grands partis ont débattu de science, lundi, lors d'un débat électoral organisé par l'Association francophone pour le savoir.

« Si vous voulez entendre parler de science, c'est ce soir. Parce que ce serait surprenant qu'on en parle pendant 15 minutes au débat des chefs jeudi », a lancé d'emblée la journaliste Josée Boileau, qui animait la soirée tenue au bar L'Barouf, plein à craquer pour l'occasion.

Les échanges ont été plutôt consensuels, les pointes les plus acerbes étant décochées par Jean-François Roberge, candidat pour la Coalition avenir Québec (CAQ) dans Chambly. 

UN « BUDGET HISTORIQUE », SELON LA MINISTRE DAVID

À la question « quelle science pour le Québec de demain ? », M. Roberge a répondu qu'il souhaitait une science « financée de manière stable et prévisible ».

« Ça a l'air évident de dire ça, mais avec ce qu'on a vécu au cours des dernières années, ça devient toute une nouvelle », a-t-il lancé. Il a dénoncé les « rondes de coupures » du Parti québécois (PQ) et le début de mandat du Parti libéral marqué par « l'austérité ou la rigueur, selon le marketing utilisé ».

Hélène David, ministre sortante de l'Enseignement supérieur, a plutôt défendu le « budget historique » alloué à la recherche sous le gouvernement libéral. 

Dieudonné Ella Oyono, candidat du PQ dans Saint-Henri-Sainte-Anne, a souligné la faiblesse du Québec à commercialiser ses innovations et plaidé pour resserrer les liens entre le privé, les cégeps et les universités.

Alejandra Zaga Mendez, candidate de Québec solidaire dans Bourassa-Sauvé, a tenu un tout autre discours sur le privé en science, défendant « la liberté et l'indépendance » des chercheurs face au financement des entreprises. Pour le parti, la science devrait être mise au service d'une cause : la « transition écologique et économique du Québec ».

Parmi les engagements concrets, notons le désir de la CAQ de réutiliser les crédits d'impôt à la R-D pour payer les salaires des détenteurs de doctorats afin qu'ils amènent l'innovation dans les entreprises. Le PQ souhaite quant à lui offrir des stages aux chercheurs dans la fonction publique et le privé.

STRATÉGIE QUÉBÉCOISE SUR LA RECHERCHE ET L'INNOVATION

La Stratégie québécoise sur la recherche et l'innovation du gouvernement libéral s'est attiré de rares éloges des représentants des autres formations, ceux-ci déplorant par ailleurs le fait que les nouveaux gouvernements rebrassent sans cesse les cartes à leur arrivée.

« Ce serait une perte de temps que de repartir à zéro. C'est un bon document, c'est un bon travail. [...] Il ne faut pas s'imaginer qu'un gouvernement de la CAQ mettrait ça aux poubelles. » - Jean-François Roberge, candidat de la Coalition avenir Québec dans Chambly, à propos de la Stratégie québécoise sur la recherche et l'innovation

Interrogé à savoir ce qu'il fallait faire en culture scientifique, le candidat caquiste a été moins tendre envers ses adversaires libéraux. « Ce qu'il ne faut pas faire, c'est tenter de tuer des magazines comme Les débrouillards. Il a fallu une levée de boucliers et des lettres ouvertes [pour le sauver], parce que le gouvernement libéral avait décidé que ce n'était pas important », a-t-il dit.

« J'ai travaillé d'arrache-pied, on a trouvé l'argent et ça a été sauvé », a répliqué Hélène David, ministre au sein du gouvernement libéral.

Les représentants des quatre partis ont convenu qu'il fallait faire davantage pour que les femmes puissent combiner maternité et carrière scientifique et que les décisions gouvernementales soient prises selon des « données probantes ».




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