Se disant à la tête du « parti de la liberté », Philippe Couillard défend le droit d'Eugenie Bouchard de devenir résidante des Bahamas, un pays considéré comme un paradis fiscal.

Publié le 10 sept. 2018
TOMMY CHOUINARD LA PRESSE

« Le Québécois moyen est heureux de voir des concitoyens rayonner dans le monde entier, que ce soit dans le domaine des sports, des arts, etc. [...] Les gens choisissent où ils s'établissent » et ont « l'entière liberté de le faire », a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse à Québec lundi.

Aucune loi n'empêche ce que la joueuse de tennis a fait, a-t-il fait valoir. « Êtes-vous surpris de voir que je respecte le droit des gens de prendre leurs décisions ? » a-t-il lancé.

« Si c'était inacceptable, je suppose qu'il y aurait une loi pour empêcher les gens de quitter le Québec au moment où ils atteignent un certain revenu. »

L'autre option, ce serait de « mettre les gens en prison pour qu'ils ne puissent pas quitter le Québec, c'est illogique », a-t-il ironisé.

« Je dirige le parti des libertés, a-t-il insisté. J'aime la liberté. Je me battrai pour la liberté de chaque Québécois. »

Certes, du point de vue fiscal, « il faut faire en sorte au Québec d'avoir beaucoup d'attrait pour non seulement ces gens exceptionnels, mais l'ensemble des travailleurs ». Il trouve toutefois « malheureux » que l'on « oublie » une partie de l'équation, à savoir que la politique fiscale du Québec est « juste » et permet de financer différents services qui n'existent pas ailleurs, des « politiques avant-gardistes », comme les services de garde subventionnés.