Pas d'ingérence politique, mais la CAQ veut en faire, dit Couillard

Son gouvernement avait pourtant qualifié de « troublante » la... (Photo Jacques Boissinot, La Presse canadienne)

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Son gouvernement avait pourtant qualifié de « troublante » la surveillance des communications téléphoniques de Patrick Lagacé faites par le SPVM. « C'est grave ce qui se passe actuellement », commentait M. Couillard lui-même le 1er novembre 2016.

Photo Jacques Boissinot, La Presse canadienne

(Roberval) « Il n'y en a pas » d'ingérence politique dans le travail des policiers, soutient Philippe Couillard, qui avait créé la commission Chamberland sur la protection des sources journalistes où l'on a appris que l'attachée de presse de Denis Coderre, Catherine Maurice, avait transmis le numéro de téléphone cellulaire de Patrick Lagacé au SPVM, à la demande d'un enquêteur, en vue d'obtenir ses relevés téléphoniques.

Mme Maurice est aujourd'hui directrice des communications de la campagne électorale du chef libéral. Il aurait fallu au SPVM un mandat pour obtenir ce renseignement en vertu de la loi, reconnaissait l'enquêteur Normand Borduas devant la commission.

Visiblement irrité que les journalistes lui rappellent ces événements impliquant un membre de son équipe, M. Couillard a martelé la même réponse : « Je réitère mon entière confiance en nos institutions, et je n'ai rien d'autre à dire ». Il a ajouté : « On a une excellente équipe, j'en suis très fier ».

Le premier ministre a justifié son attitude en disant qu'il ne se « mettrai(t) pas comme politicien à faire des commentaires sur le travail policier ».

Son gouvernement avait pourtant qualifié de « troublante » la surveillance des communications téléphoniques de Patrick Lagacé faites par le SPVM. « C'est grave ce qui se passe actuellement », commentait M. Couillard lui-même le 1er novembre 2016. « On veut bien sûr dénoncer tout ça, on veut rappeler quels sont les principes fondamentaux qui sont en jeu, pourquoi c'est important de s'en occuper de façon excessivement active et sérieuse, parce qu'il y va des principes, des socles de notre société démocratique », ajoutait-il avant la création de la commission Chamberland.

Philippe Couillard réagissait dimanche à la sortie du candidat caquiste Ian Lafrenière, ex-porte-parole du SPVM. La veille, celui-ci déclarait en entrevue que la chose qu'il a détestée le plus dans son travail policier, c'est « l'ingérence politique ».

« C'est très grave ce qu'il dit là, a commenté M. Couillard. J'espère qu'il va être capable d'étayer ce qu'il dit avec des faits précis. (...) S'il a été témoin de ça dans sa carrière, il aurait dû dénoncer. » Selon lui, « il n'y en a pas » d'ingérence politique.

Il retourne l'accusation contre la CAQ, qui veut revoir le rôle de Robert Lafrenière à la tête de l'UPAC. Cette proposition représente « de l'ingérence politique caractéristique, caractérisée », a répliqué M. Couillard.

Il considère « troublant comme coïncidence » que la sortie de M. Lafrenière soit survenue « en même temps que M. Legault s'absente pour une journée » de la campagne. Le chef caquiste a « peut-être le désir de changer de sujet ».

Il a dénoncé la proposition de la CAQ de nommer les chefs des corps de police et de l'UPAC aux deux tiers de l'Assemblée nationale. À l'heure actuelle, le commissaire à l'UPAC est nommé par le gouvernement, à partir d'une courte liste de trois candidats fournie par un comité d'experts. M. Couillard a dit suivre les recommandations de la Commission Charbonneau et accuse la CAQ d'être « en contradiction avec Sonia Lebel », qui a été procureur en chef de cette commission. La CAQ veut « politiser » le processus de nomination selon lui.




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