François Legault a assuré vendredi que son appui à la gestion de l'offre est indéfectible, même si ses adversaires lui reprochent de ne pas avoir assisté à une rencontre à l'Union des producteurs agricoles (UPA) aux côtés des trois autres chefs de parti.

Mis à jour le 31 août 2018
Martin Croteau LA PRESSE

« Aujourd'hui, mon message est clair : on ne doit faire aucun compromis sur la gestion de l'offre, a dit M. Legault. Ce n'est pas le temps de faire de la petite politique, c'est le temps d'être unanimes. »

Au moment où Philippe Couillard, Jean-François Lisée et Manon Massé se trouvent à Longueuil avec le président de l'UPA, Marcel Groleau, le chef de la Coalition avenir Québec se trouve à Saguenay. Il y a détaillé vendredi matin sa promesse d'étendre l'internet à haute vitesse dans toutes les régions du Québec.

Il a fait valoir que l'accès à l'internet et la gestion de l'offre sont tous deux importants pour le développement économique des régions.

« La gestion de l'offre, c'est clair, clair, clair : a eu des motions à l'Assemblée nationale, il y a eu un message clair, je l'ai dit hier et je le répète ce matin, c'est très important de protéger la gestion de l'offre », a dit M. Legault.

« Mais c'est très important aussi d'avoir internet à haute vitesse partout au Québec, a-t-il ajouté. Il en va du développement économique, il en va de la qualité des services qui sont donnés aux familles. »

Le chef caquiste était déjà arrivé au Saguenay-Lac-Saint-Jean, jeudi soir, lorsque Philippe Couillard a confirmé sa présence au sommet de Longueuil, qui a lieu vendredi matin. En raison de l'heure tardive, il lui a été impossible de participer à la rencontre. La députée sortante Sylvie D'Amours a été déléguée pour représenter la CAQ.

M. Legault a néanmoins chambardé son horaire à la dernière minute pour témoigner de son appui à la gestion de l'offre. À 4 h 30 vendredi matin, les journalistes ont été informés d'un point de presse à 8 h 15. C'était finalement une prise d'images dans laquelle M. Legault s'est entretenu au téléphone avec M. Groleau pour l'assurer de son soutien.

« Je veux te dire qu'on est avec toi, lui a dit le chef caquiste. Je te souhaite une bonne conférence de presse avec les autres chefs et je veux que tu saches qu'on va se battre. On doit envoyer un message très clair à Justin Trudeau : il ne faut aucun compromis sur la gestion de l'offre. Si jamais il en fait, il va avoir un énorme prix politique à payer au Québec. »