Roberval: Une bataille «difficile», reconnaît Couillard

« Je vais gagner, je vais être député... (Photo Erick Labbe, Le Soleil)

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« Je vais gagner, je vais être député de Roberval », a dit le chef du PLQ Philippe Couillard.

Photo Erick Labbe, Le Soleil

(DOLBEAU-MISTASSINI) Pendant la campagne, Philippe Couillard se rendra une fois par semaine dans la circonscription de Roberval, où il tente de déloger le péquiste Denis Trottier. C'est selon lui une « bataille importante », « difficile ». « Et j'aime ça me battre », a aussitôt ajouté le chef libéral.

« Il n'y a rien de ce que j'ai fait dans ma vie qui s'est gagné facilement », a-t-il affirmé en conférence de presse, dimanche, lors de son premier passage de la campagne dans Roberval. « Je vais certainement montrer à quel point je suis attaché à la région, au comté, aux gens, aux entreprises en venant régulièrement. »

En 2012, Denis Trottier l'a emporté avec une majorité confortable de 5912 voix. Le péquiste représente la circonscription depuis 2007. Les libéraux l'avaient ravie au PQ en 2003.

Questionné pour savoir s'il se rendra si souvent dans Roberval parce que ses sondages internes sont défavorables, M. Couillard a eu une réponse laconique: « Je vais gagner, je vais être député de Roberval ».

Lorsqu'on lui a demandé si son entourage lui avait conseillé de se présenter dans Outremont, où il s'est fait élire en décembre, M. Couillard a raconté l'histoire d'un professeur qui lui avait dit que « c'est toujours confortable les choses comme elles sont » et que « le changement demande de l'énergie ». « C'est clair que j'aurais pu faire le choix comme chef du Parti libéral du Québec de me représenter dans une circonscription montréalaise. J'aime Montréal, je suis né à Outremont, j'y ai grandi. (...) J'ai fait le choix d'habiter ici (à Saint-Félicien), je n'ai pas de maison ailleurs. Alors je vais défendre mes idées chez nous. Et ces idées sont bonnes pour tout le Québec. »

Il a fait valoir que « c'est un atout important » pour Roberval qu'il soit chef de parti et puisse devenir premier ministre. « Je respecte mon adversaire (Denis Trottier), vous ne m'entendrez jamais douter de sa capacité personnelle ou de son dévouement », a-t-il dit.

Philippe Couillard s'est engagé à partager une partie des redevances minières, pétrolières et gazières avec les municipalités ou les MRC selon le cas. Il n'a pas précisé la part. Ce ne serait pas la plus grande. Car la majorité des redevances serviraient à financer le Fonds des générations, a dit M. Couillard. Le partage serait convenu dans le cadre de la négociation du nouveau pacte fiscal avec les municipalités. L'argent distribué serait consacré à la création de « fonds locaux et régionaux ». Ces fonds seraient destinés à favoriser la diversification économique, financer la formation professionnelle et faire la promotion touristique des régions, a expliqué M. Couillard.

Le chef libéral a choisi de faire son annonce dans Roberval, où l'on ne perçoit aucune redevance minière, pétrolière et gazière. Il appuie toutefois le projet minier Ariane Phosphate, qui se réaliserait dans la circonscription. Il a parlé de redevances éventuelles de 1,1 milliard de dollars pour la durée de vie de la mine.

Roberval est plutôt une circonscription forestière. Et les redevances tirées de l'exploitation de cette ressource servent à financer les travaux sylvicoles. Un gouvernement libéral maintiendrait cette politique.

Le Québec ne perçoit pour le moment aucune redevance pétrolière. En 2013-2014, il obtiendrait 70 millions de dollars en redevances minières selon le budget Marceau. Le gouvernement Marois a adopté un nouveau régime de redevances, mais il est loin d'être celui qu'il avait promis lors de la campagne électorale de 2012.

S'il est élu, Philippe Couillard n'y apporterait qu'une modification « mineure ». « Ce qui m'inquiète dans le système (du gouvernement, c'est qu'il va pénaliser les petites entreprises d'exploitation et d'exploration québécoises. Quand on veut taxer la ressource, il faut faire attention aux petites entreprises. S'il y a une modification à faire, elle est là : s'assurer qu'on ne pénalise pas indument nos petites entreprises québécoises d'exploration et d'exploitation. Pour l'essentiel, il va rester inchangé », a-t-il expliqué.




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