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Médecins qui quittent le Québec: Legault et Barrette minimisent leur désaccord

Le candidat caquiste, Dr Gaétan Barrette et le... (PHOTO PAUL CHIASSON, LA PRESSE CANADIENNE)

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Le candidat caquiste, Dr Gaétan Barrette et le chef de la CAQ, derrière, François Legault.

PHOTO PAUL CHIASSON, LA PRESSE CANADIENNE

(Saint-Bruno) Pour empêcher les médecins formés à McGill de continuer à fuir le Québec, François Legault n'exclut pas de sortir le bâton, ce que refuserait de faire son candidat vedette Gaétan Barrette.

Le tiers des médecins diplômés à McGill quittent le Québec dès la fin de leur formation. Après cinq ans, la moitié d'entre eux ont quitté. Or, on calcule que cela coûte en moyenne plus de 170 000 $ par année aux contribuables pour former un médecin généraliste. Ce problème inquiétait M. Legault lorsqu'il était ministre de la Santé au PQ. Il n'a pas changé d'idée. «On s'entend encore tous qu'il y a un problème», a-t-il lancé.

Hier, en entrevue au Devoir, le chef de la Coalition avenir Québec a proposé d'exiger ces jeunes médecins à rembourser leur formation s'ils vont pratiquer ailleurs, souvent d'ailleurs pour un plus grand salaire. Il songe aussi à les forcer à rester au Québec pour un nombre minimum d'années. Cela violerait la Charte canadienne des droits et libertés, convient-il. Pour ce faire, il a dit qu'il pourrait recourir à la clause dérogatoire.

En interview au 98.5 en juin, M. Barrette a qualifié cette idée «d'énormité». «Ça n'a pas de sens», avait-il déclaré. Sa position n'a pas changé.

«La clause nonobstant, c'est un dernier recours, a nuancé cet après-midi M. Legault. Ce n'est pas une priorité dans les prochains mois ou les prochaines années.»

La demande de remboursement des frais est la dernière solution qu'il envisagerait, a-t-il précisé. Il propose d'abord des moyens incitatifs. Il a parlé de créer des campus en région pour aider les étudiants médecins à s'y installer et fonder une famille.

«Je veux être très clair. Cela s'applique seulement pour les médecins», a-t-il ajouté  plus tard. Il ne chercherait pas à empêcher par exemple les diplômés en administration à fuir le Québec. L'exode des médecins est problématique, a-t-il rappelé, parce que leur formation coûte cher et que le nombre d'admissions est limité. Il faut des médecins pour leur enseigner. On ne peut donc pas facilement augmenter le nombre d'admissions à l'université pour compenser la fuite de ces jeunes médecins formés dans cette université anglophone.




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