Pauline Marois a promis de permettre les référendums d'initiative populaire (RIP), mais elle a fait volte-face sur le sujet hier. Un gouvernement péquiste se réserverait le droit de refuser de tenir un référendum sur la souveraineté même si 15% des électeurs le demandaient par la signature d'un registre.

Tommy Chouinard LA PRESSE

Selon la formule du RIP retenue par le Parti québécois en février dernier, un référendum aurait lieu sur un sujet donné si 15% des électeurs signaient un registre en ce sens. Cela impliquait donc de permettre aux citoyens de déclencher eux-mêmes un référendum sur la souveraineté du Québec, par exemple - c'était une demande importante de plusieurs péquistes, dont Bernard Drainville.

Mais à la suite du face-à-face avec François Legault, Pauline Marois a apporté cette précision: «On ne peut pas faire un référendum sur la souveraineté par un référendum d'initiative populaire. On peut demander [un référendum par la signature des registres], et non pas l'exiger. Donc, c'est consultatif».

Selon elle, cette façon de faire «permet qu'il y ait une marge de débat pour éviter qu'on fasse un référendum au moment où on sait qu'à l'évidence, il serait perdu». «Moi, je veux le gagner», a-t-elle dit. Pauline Marois veut avoir les coudées franches pour décider de la date du référendum sur la souveraineté.