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Le réseau de la santé crie famine

Une patiente attend sur une civière aux urgences... (Photo archives Le Soleil)

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Une patiente attend sur une civière aux urgences d'un hôpital.

Photo archives Le Soleil

Alors que les candidats des partis politiques multiplient les promesses à la pièce pour le secteur de la santé, les dirigeants des hôpitaux aimeraient les entendre sur le financement du réseau dans son ensemble.

À l'approche du débat des chefs, l'Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux (AQESSS) veut savoir comment les partis comptent combler un trou de 1,2 milliard de dollars d'ici à 2015 dans le budget des établissements de la province, en plus de financer leurs nouveaux engagements s'ils sont élus le 4 septembre.

«La chose que les dirigeants des établissements craignent par-dessus tout, c'est de se retrouver quelques semaines après les élections avec un gouvernement qui, après avoir fait des promesses impliquant des centaines de millions de dollars en nouveaux investissements, nous annonce que, finalement, les finances publiques ne nous le permettent pas et qui demande aux établissements de réduire leurs services ou de faire encore plus de coupes dans l'ensemble de leurs activités», a déclaré Lise Denis, directrice générale de l'AQESSS, qui a convoqué les médias hier pour interpeller publiquement les candidats aux élections et leurs chefs.

Les services menacés

L'AQESSS a calculé le manque à gagner de 1,2 milliard sur la base de diverses compressions imposées par le gouvernement dans le cadre d'une stratégie «d'optimisation» des soins de santé (432,9 millions), d'une croissance budgétaire réduite en 2013-2014 (180,8 millions), de l'annulation du ticket d'orientation dans le dernier budget Bachand qui n'a pas été remplacé par une autre source de financement (430 millions) et d'une réduction de 118,6 millions des transferts du gouvernement fédéral.

Sans ces sommes d'argent, il risque d'y avoir des ruptures de services dans les hôpitaux, les centres de santé et de services sociaux, les centres d'hébergement et de soins de longue durée, les centres jeunesse et les centres de réadaptation, prévient l'AQESSS.

Pour maintenir les services offerts en ce moment, les dépenses doivent augmenter de 5% par année, selon l'AQESSS. «Si le taux n'est pas de 5% et qu'ils ne sont pas capables de le soutenir dans le temps, les partis doivent nous indiquer quels choix ils feront en toute transparence et comment ces choix-là toucheront les services, explique Mme Denis. On veut savoir comment ils vont faire.»

Promesses en santé

Les partis politiques ont fait des promesses ambitieuses dans le secteur de la santé.

La Coalition avenir Québec promet de trouver un médecin de famille pour chaque Québécois dans l'année suivant son élection. Un Québécois sur quatre n'a pas de médecin de famille à l'heure actuelle.

De son côté, le Parti québécois propose d'ajouter une somme de 119 millions de dollars dans les soins à domicile.

Le Parti libéral du Québec promet quant à lui d'investir 47 millions dans le suivi des malades chroniques et 58 millions pour étendre la couverture des soins dentaires aux enfants et adolescents de 10 à 16 ans.

Québec solidaire a déclaré qu'une somme de 600 millions de dollars serait investie dans les CLSC pour y ajouter des ressources de première ligne, et ce, dans le but de décongestionner les urgences.




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