Après avoir dénoncé les «vieux partis» pendant les deux premières semaines de la campagne, François Legault tend maintenant la main à leurs partisans. Il invite les supporters du Parti québécois et du Parti libéral à rejoindre sa Coalition avenir Québec (CAQ), un appel qui survient au moment où il est de plus en plus attaqué par ses adversaires.

Martin Croteau LA PRESSE

«Vous êtes les bienvenus, tout le monde, à la Coalition», a-t-il lancé à quelque 300 militants réunis à Lévis, mardi soir.

Depuis le début de la campagne, le chef caquiste a renvoyé dos à dos le PLQ et le PQ, accusant le premier d'être corrompu et le second d'être à la solde des syndicats et des groupes de pression. Le discours qu'il a prononcé marque un changement de ton: c'est la première fois qu'il courtise aussi ouvertement les partisans de ces deux formations.

«Ce n'est pas gênant, on vient tous de différents partis, a-t-il dit. Ça n'existait pas, la CAQ. Il y en a qui reviennent du PQ, d'autres du PLQ, d'autres de l'ADQ.»

Le chef caquiste souhaite rien de moins que de «faire un virage qui va marquer l'histoire du Québec».

Cette sortie survient alors que François Legault fait l'objet de critiques de plus en plus acerbes de la part de ses adversaires Jean Charest et Pauline Marois depuis quelques jours. Les libéraux ont d'ailleurs lancé une publicité négative, mardi, pour dénoncer les «contradictions» du leader de la CAQ.

François Legault martèle depuis le début de la campagne qu'il compte «faire le ménage», enrayer la corruption et le gaspillage. Dans son discours de mardi soir, le chef caquiste a affirmé que les baisses d'impôt qu'il a promises pour la classe moyenne constituent le «dividende de l'intégrité».

Le rassemblement de mardi soir était le deuxième depuis le début de la campagne.