La CLASSE ne veut plus que les partis politiques et les centrales syndicales dictent une marche à suivre au mouvement étudiant: ses porte-parole ont lancé un avertissement clair vendredi midi, à Montréal.

Philippe Teisceira-Lessard LA PRESSE

Il s'agit d'une attaque à peine voilée contre Léo Bureau-Blouin, qui a demandé plus tôt cette semaine à la CLASSE de respecter une trêve pendant la campagne électorale. L'association étudiante a rapidement refusé.

Après des mois de grève, les étudiants du Québec ont atteint une «maturité politique» et sont capables de décider par eux-mêmes s'ils veulent poursuivre la grève à l'automne», a expliqué Gabriel Nadeau-Dubois.

«Depuis les derniers jours, voire les dernières semaines, on a assisté à plusieurs interventions de la part de gens qui ne sont pas dans le mouvement étudiant», a fait valoir M. Nadeau-Dubois.

«La CLASSE demande officiellement [...] de laisser le débat se faire dans les assemblées générales.»