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Des partis «purs et durs» dans l'ombre du PQ

L'ex-bloquiste Ghislain Lebel est candidat du Parti indépendantiste... (Photo: Archives La Presse)

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L'ex-bloquiste Ghislain Lebel est candidat du Parti indépendantiste dans Chambly.

Photo: Archives La Presse

La flamme souverainiste change de mains. Déçus par la mollesse du PQ, de nouveaux partis politiques jouent du coude pour offrir une alternative aux indépendantistes purs et durs. Bien en avant, le Parti indépendantiste participe demain à ses premières élections.

Fondé en février 2008, le Parti indépendantiste compte déjà 19 candidats, dont l'ex-bloquiste Ghislain Lebel (Chambly) et l'ancien sondeur officiel du PQ, Michel Lepage (Borduas). Son chef, Éric Tremblay (Taillon), affirme qu'il en avait assez des détours empruntés par le Parti québécois, devenu selon lui un «parti provincialiste comme les autres».

 

M. Tremblay accuse ni plus ni moins le PQ d'avoir abandonné la cause souverainiste. «Ça fait 13 ans que le PQ ne mène plus de combat actif pour faire du Québec un pays libre et indépendant, indique M. Tremblay. Moi je dis que si le peuple québécois veut reprendre sa destinée en main, il ne peut plus attendre après le PQ. Tout ce qui intéresse ce parti, c'est de prendre le pouvoir pour gérer la province à la petite semaine.»

Se présentant comme la seule alternative valable au PQ, le PI entend déclarer unilatéralement l'indépendance du Québec advenant une majorité à l'Assemblée nationale. Son programme inclut entre autres un renforcement de la loi 101 et une sélection de l'immigration basée sur la connaissance du français.

M. Tremblay le répète sans cesse: sa formation est actuellement «la seule à offrir un plan concret pour l'indépendance».

Mais l'est-elle vraiment?

Outre Québec solidaire, d'autres petits partis ont décidé de remettre la cause souverainiste à l'avant-plan. Partisan d'une «association confédérative» avec le Canada, le Parti République du Québec présente cette année un candidat dans Vaudreuil, soit l'ancien péquiste Gilles Paquette. Deux formations ouvertement indépendantistes - le Parti Jeanne du Lys et l'Union démocratique pour l'indépendance du Québec (UDIQ) - ont par ailleurs réservé leur nom auprès du DGE, en vue d'un scrutin ultérieur.

Pour Éric Montpetit, professeur au département de politique de l'Université de Montréal, cette tendance à la multiplication trahit avant tout une grande impatience dans les rangs souverainistes. «Ces partis sont composés d'indépendantistes un peu pressés, lance M. Montpetit. Ils ont un sentiment d'urgence que le PQ n'a pas, parce qu'il a épousé le rythme de l'électorat qui ne voit pas la nécessité urgente de faire l'indépendance.»

Fort de ses 19 candidats, Éric Tremblay invite tous les indépendantistes déçus à se grouper sous la bannière du PI. Mais il semble déjà évident qu'au delà de la cause commune, ces nouvelles formations ne partagent pas la même philosophie. Sylvie R. Tremblay, du parti Jeanne du Lys, affirme ne pas adhérer à certaines idées «d'extrême droite» du Parti indépendantiste, alors que Gilles Paquette, du PRQ, l'accuse tout simplement de «plagiat». Il y a deux mois, des problèmes à l'interne ont en outre mené à l'expulsion de trois membres de l'exécutif du Parti indépendantiste, qui avaient réclamé la tête de leur chef.

Désunie dans la marge, la relève souverainiste a encore beaucoup à faire pour offrir une véritable alternative au Parti québécois, estime Éric Montpetit. «À mon sens, ça reste des mouvements minoritaires. Dans ce contexte, je ne suis pas certain que ces partis soient menaçants pour le PQ. La majorité des souverainistes se sent à l'aise avec la position plutôt centriste du Parti québécois et une démarche pour la souveraineté qui est plus lente.»

 




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