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Dumont: l'intervention de Parizeau démontre la faiblesse de Marois

La caution de Jacques Parizeau envers l'appui du mouvement souverainiste au... (Photo La Presse Canadienne)

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Photo La Presse Canadienne

(Bellechasse) La caution de Jacques Parizeau envers l'appui du mouvement souverainiste au projet de gouvernement de coalition à Ottawa ne rassure pas Mario Dumont. Au contraire, le chef de l'ADQ estime plutôt que l'arrivée de son ancien allié lors du référendum de 1995 démontre la « faiblesse » de la chef péquiste Pauline Marois.

«Pauline Marois a besoin de Jacques Parizeau pour essayer de sauver la mise, a dit M. Dumont lors d'un point de presse ce matin. Il y a beaucoup de gens dans son propre mouvement qui sont choqués, qui ne comprennent plus rien. Même si le PQ essayait de faire une parade pour rassurer sa base, les Québécois nationalistes se rendent bien compte que le PQ a perdu la boussole. M. Parizeau, M. Duceppe, Mme Marois sont tous autour de la boussole, ils regardent l'aiguille tourner et personne au PQ ne semble avoir un sens de la direction.»

Le chef de l'Action démocratique espère toujours que sa rivale péquiste fasse volte-face et condamne la nomination de Stéphane Dion à la tête de la coalition libérale-néo-démocrate qui pourrait prendre le pouvoir à Ottawa dès la semaine prochaine. «Aujourd'hui, on s'attend à ce que Pauline Marois retrouve ses sens, qu'elle dise qu'elle ne veut pas elle non plus de Stéphane Dion comme premier ministre du Canada, dit Mario Dumont. Le PQ ne peut pas appuyer Stéphane Dion comme premier ministre. C'est impossible. Relisez les écrits, les positions, les votes de Stéphane Dion. Moi, je ne le veux pas avoir Stéphane Dion comme premier ministre du Canada parce que c'est un centralisateur, un autre Trudeau, le père de la Loi sur la clarté. Nous avons voté des motions à l'Assemblée nationale pour dénoncer sa façon d'agir.»

Mario Dumont a aussi condamné le silence de Jean Charest au sujet de la crise politique à Ottawa. Le premier ministre du Québec dit souhaiter un dénouement rapide sans indiquer sa préférence. «Jean Charest se déguise en courant d'air, dit-il. Son silence face à la crise à Ottawa s'ajoute à tout le reste. Là, il ne veut plus répondre de rien. Ça ne doit pas être drôle pour les journalistes qui sont sur sa tournée. Il ne veut plus répondre en santé, sur la Caisse de dépôt, de l'ensemble de son bilan et sur ce qui se passe à Ottawa. C'est lui qui a déclenché une campagne électorale et il ne veut plus répondre aux questions. Il ne veut plus s'engager à améliorer la situation. Ce n'est pas très sérieux.»

L'ADQ espère profiter de la crise à Ottawa afin de faire des gains. Lors du dernier sondage CROP-La Presse publié la semaine dernière, le parti de Mario Dumont avait passé de 14% à 12% dans les intentions de vote. À 20% des suffrages, l'ADQ n'aurait au mieux qu'une demi-douzaine de députés mais serait tout de même reconnu comme un parti officiel à l'Assemblée nationale. «Ce qui se passe à Ottawa est éducatif, dit Mario Dumont. Ça enseigne aux gens beaucoup de choses. Ça démontre qui au Québec est encore capable de se tenir debout, de prendre des positions claires face à une aberration comme qui se passe à Ottawa. Ça donne l'occasion aux citoyens du Québec de réfléchir et ça leur renseigne sur ce qui se passe dans la campagne québécoise.»




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