Au plus bas dans les intentions de vote, Marcel Côté estime qu'il a subi les foudres des Montréalais pour la controverse des «robocalls».

Karim Benessaieh LA PRESSE

«La population nous a pénalisés, je prends acte de la punition», a-t-il déclaré en point de presse. Le chef de Coalition Montréal estime toutefois être le seul à mener une campagne basée sur le contenu et n'entend pas changer de stratégie. «Si les Montréalais choisissent de voter pour une gestion rigoureuse des taxes, s'ils choisissent de réparer les fondations avant de commencer à mettre des lucarnes et toutes sortes de jolies choses sur le toit, ils vont choisir la Coalition.»

Selon le sondage CROP-Radio-Canada dévoilé hier, Marcel Côté recueillerait 11% des intentions de vote pour la course à la mairie. Le meneur, Denis Coderre, hérite de la première place à 41%, suivi de Mélanie Joly (24%) et Richard Bergeron (21%).

La grande surprise dans ce sondage, c'est l'ascension fulgurante de Mélanie Joly. Il y a neuf jours, un sondage du Journal de Montréal la plaçait à 16% dans les intentions de vote des Montréalais.

«Les Montréalais sont dégoûtés par les vieilles façons de faire de la politique, les robocalls en est juste un autre exemple. Il y a une volonté de vrai changement et on utilise différentes méthodes, on est très présents sur le terrain, on utilise beaucoup le web, on a une campagne propre», a-t-elle déclaré en début d'après-midi à la sortie d'une présentation devant les étudiants de l'Université de Montréal.

Si les Montréalais veulent vraiment voir des nouveaux visages en politique, comment expliquer  que Denis Coderre récolte 41% des intentions de vote? «Je pense qu'il y a une confusion entre notoriété et intégrité», a-t-elle répondu.

Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron a aussi réagi au sondage.

«Ça fait deux mois [que la campagne est commencée], mais la vraie campagne commence ce matin», a-t-il déclaré. «Projet Montréal est une démarche citoyenne depuis 10 ans, c'est le seul parti qui n'est pas un amalgame réalisé à la va-vite en vue d'une prise de pouvoir. À qui les Montréalais vont-ils confier la gestion de la Ville? À ces amalgames-là ou à la seule formation politique ancrée à Montréal.»

M. Côté a recommandé aux journalistes d'être «prudents» avant de conclure que sa campagne était un échec. «Regardez soigneusement le sondage, les intentions de vote, la participation, la lutte est loin d'être terminée.» Il reconnaît cependant que «la pression est forte», mais ne semble pas s'en inquiéter. «On apprend toujours. Je suis nouveau en politique, mais pas en gestion. La pression, je prends ça, ça ne m'inquiète pas, je dors bien.»

- Avec Daphné Cameron et Vincent Brousseau-Pouliot