Le prolongement de la ligne jaune «dans les bungalows de Longueuil» est «une absurdité» qu'aucun expert sérieux ne peut endosser, estime le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron.

Publié le 1er nov. 2013
Karim Benessaieh LA PRESSE

Pour le candidat à la mairie, les nouvelles stations, qui pourraient être au nombre de six, «sont des infrastructures politiques» qui n'auraient aucune rentabilité. M. Bergeron a fait cette déclaration lors d'un point de presse dans son local électoral du centre-ville, au cours duquel il a présenté la «raison numéro deux» pour choisir son parti, soit l'amélioration du transport en commun.

Son message est simple: les réseaux de transports sont saturés, les transports collectifs doivent être «rehaussés d'un cran» grâce à des investissements massifs dans plusieurs modes.

«On me caricature comme l'homme des tramways, l'homme d'une seule idée; ce n'est pas du tout le cas, a déclaré M. Bergeron. Dans certaines situations, le tramway est simplement la meilleure solution, par exemple pour décharger la ligne orange.»

Pour les autres besoins en transport collectif des Montréalais, il compte utiliser la «boîte à outils» disponible, du taxi collectif au métro en passant par les autobus, les SRB et bien entendu, le tramway.

Il n'est clairement pas un grand partisan du train de banlieue, qui coûte «14 $ par usager en frais d'opération chaque jour, 3500 $ en subventions par année». Pour Longueuil, il suggère un mode de transport «cinq fois moins cher» que le métro, le tramway. «Malheureusement, on ne le connaît pas.»

«Vieille politique»

Le chef de Projet Montréal a par ailleurs commenté la plus récente controverse autour de Denis Coderre, révélée par TVA, où on le voit demander à des juifs hassidiques de ne pas diviser le vote, s'ils veulent son appui.

«C'est de la vieille politique, dans une autre démonstration. On l'a vu dans son financement, dans son modèle d'organisation, on le voit dans cette façon de courtiser chaque groupe. J'espère que les Montréalais vont dire non à ça.»