Le chef conservateur, Stephen Harper, n'a pas l'intention de faire pour les Acadiens ce qu'il a fait au Parlement fédéral pour les Québécois, c'est-à-dire les reconnaître, par voie de motion, comme constituant une nation.

Gilles Toupin LA PRESSE

«Je n'ai pas l'intention de déposer une motion à la Chambre des communes», a-t-il affirmé ce samedi matin à Yarmouth en Nouvelle-Écosse en réponse à une question d'une journaliste.Tout récemment, le maire de Caraquet en Acadie, Antoine Landry, avait déclaré sur les ondes de la radio de Radio-Canada que les Acadiens accepteraient avec grand plaisir une telle reconnaissance officielle.

M. Harper n'a cependant pas nié l'existence de la nation acadienne, affirmant qu'elle faisait partie de «ces autres communautés francophones» qui «existent dans notre pays» et qui constituent «une partie essentielle de notre identité nationale».

Le chef conservateur a d'ailleurs rappelé que lors de son passage à Edmunston vendredi soir il avait parlé de la nation brayonne (NDLR : les gens du Madawaska au Nouveau-Brunswick se nomment eux-mêmes des Brayons).

«Je pense que nous allons continuer à travailler pour assurer la représentation de ces communautés dans un gouvernement fort et dans un Canada uni», a conclu Stephen Harper.

Le maire de Caraquet avait affirmé jeudi soir dernier que la reconnaissance de la nation acadienne serait appréciée mais qu'il croyait que cela avait peu de chances de se réaliser. Le reportage de Radio-Canada laissait entendre que M. Harper avait reconnu la nation québécoise parce qu'il avait besoin des votes du Québec pour former le gouvernement.