Le chef conservateur Stephen Harper a accompagné mardi sa fille de neuf ans, Rachel, à l'école lors d'une opération minutieusement préparée afin de soutenir sa nouvelle image.

LA PRESSE CANADIENNE

M. Harper marchait main dans la main avec sa fille, tout sourire, sous les regards des médias, de proches collaborateurs et d'agents de la Gendarmerie royale du Canada.Le premier ministre s'est approché à deux reprises de sa fille, donnant l'impression qu'il allait l'embrasser sur le front, mais a plutôt décidé de lui faire une accolade à un bras et de lui donner deux tapes rapides sur l'épaule. Rachel s'est ensuite dirigée vers la cour d'école.

Il s'agit tout de même d'un pas en avant comparativement à la dernière fois où Stephen Harper avait conduit ses enfants à l'école, alors aussi sous les projecteurs des caméras.

À cette occasion, soit lors de la première journée de M. Harper en tant que premier ministre du Canada, en janvier 2006, il avait salué Rachel et son fils, Benjamin, avec une poignée de main.

Le porte-parole de M. Harper, Kory Teneycke, a indiqué que l'événement de mardi, prévu d'avance par le cabinet du premier ministre, ne voulait que montrer un père affectueux reconduisant sa fille à l'école, «quelque chose qu'il fait fréquemment».

De récentes campagnes publicitaires du Parti conservateur ont mis en scène Stephen Harper portant un gilet en tricot bleu poudre et parlant de ses enfants, de son amour pour le Nord et du respect qu'il porte pour les anciens combattants, dans le but de changer son image d'homme froid.

Les vêtements ont certes occupé une place importante dans la campagne électorale de Stephen Harper. Certains journalistes voyageant avec le premier ministre ont baptisé son avion le «Sweater-Vest Jet», alors que l'actrice Mary Walsh a brûlé un gilet en tricot sur une plage de Terre-Neuve, lundi, pour protester contre les coupes des conservateurs dans le financement des arts et de la culture.