Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jack Layton, a promis de mettre fin à l'Accord canado-américain sur le bois d'oeuvre et de renégocier l'entente si son parti est porté au pouvoir.

LA PRESSE CANADIENNE

M. Layton a fait cette annonce mercredi matin lorsqu'il visitait une communauté du nord de l'Ontario fortement touchée par les mises à pied dans l'industrie forestière. Il a affirmé qu'il renégocierait une entente sur le bois d'oeuvre dans le cadre de l'Accord de libre-échange nord-américain dans les six mois suivant l'élection.

«Les emplois canadiens viennent en premier et il n'y a rien que des travailleurs dans d'autres pays font au bois canadien qui ne puisse être fait ici», a dit Jack Layton lors d'un discours dans une scierie fermée à Kenora, en Ontario.

Selon le chef néo-démocrate, Ottawa devrait travailler avec l'industrie forestière pour développer d'autres marchés pour le bois canadien, qui est affecté par les problèmes du marché de l'immobilier américain.

Il croit que le gouvernement devrait aider l'industrie à développer sa capacité à transformer du bois au Canada, plutôt que d'expédier du bois de première transformation à l'étranger.

«Il est temps de retrousser non manches, a-t-il lancé. Pourquoi prenons-nous une telle attitude défaitiste?»

Le chef néo-démocrate a aussi dit qu'il limiterait l'exportation de billes non transformées, remanierait le programme de lutte contre le dendroctone du pin et développerait des pratiques durables de gestion de la forêt.

Ce discours a précédé le passage, mercredi après-midi, de M. Layton en Colombie-Britannique, où les sondages placent le NPD deuxième, derrière les conservateurs.

D'ailleurs, Stephen Harper était aussi en Colombie-Britannique toute la journée mercredi.

Jack Layton a donc profité de l'occasion pour l'accuser de tenter de forcer les électeurs à lui donner une majorité à la Chambre des communes.

Le chef néo-démocrate a dit que les menaces du premier ministre n'effraient personne et que les travailleurs du nord de l'Ontario, malgré les allusions de Stephen Harper à de possibles élections en hiver, n'oublieront pas qu'il leur a fait perdre leurs emplois.

Dimanche, les conservateurs se sont dits prêts à provoquer de nouvelles élections générales, plutôt que d'accepter des compromis dans les mesures de lutte contre le crime qu'ils proposent.

Le ministre de la Justice, Rob Nicholson, avait indiqué que ces projets de loi seraient considérés comme des motions de confiance à l'égard du gouvernement et que si l'opposition votait contre l'une d'elles, de nouvelles élections générales seraient déclenchées.