Alors que le Canada se dirige tout droit vers l'élection d'un gouvernement minoritaire, le Nouveau Parti démocratique (NPD) a annoncé aujourd'hui son ouverture aux coalitions à court ou long terme, mais sans appui souverainiste.

Philippe Teisceira-Lessard LA PRESSE

La formation politique a rendu publique sa plateforme électorale finale, ce matin, à Montréal.

«Nous travaillerons de concert avec d'autres partis fédéralistes, dans le cadre d'ententes informelles ou stables pour mettre un terme à la décennie perdue de Stephen Harper», indique le document de 80 pages.

Les troupes de Thomas Mulcair disent vouloir que les travaux parlementaires soient «axés sur l'obtention de résultats pour les Canadiens plutôt que sur des jeux politiques».

En 2008, l'inclusion de Gilles Duceppe dans le projet de coalition de Stéphane Dion et Jack Layton avait causé un scandale dans le Canada anglais.

La plateforme du NPD reprend par ailleurs l'ensemble des engagements pris par Thomas Mulcair depuis le début de la campagne électorale. La promesse néodémocrate la plus coûteuse concerne un programme national de garderies, dans lequel M. Mulcair investirait 6,2 milliards $.

Parmi les nouveaux engagements néodémocrates se trouve la création d'un poste de coordonnateur national de la déradicalisation, «afin de protéger les jeunes Canadiens contre le recrutement de l'État islamique».