Jugeant que Stephen Harper fait marche arrière sur sa proposition de la veille, de tenir un débat à deux, Michael Ignatieff revient à la charge en proposant un face-à-face, après les débats habituels, sans nécessairement avoir besoin du consortium des télédiffuseurs.

Malorie Beauchemin et Hugo de Grandpré LA PRESSE

De passage à Winnipeg jeudi, le chef du Parti libéral a réitéré qu'il était disponible «n'importe où, n'importe quand», estimant que la «volte-face» du chef conservateur indique qu'on «ne peut pas lui faire confiance».

Les débats en anglais et en français, entre les quatre chefs des formations politiques représentées à la Chambre des communes doivent se tenir les 12 et 14 avril, à Ottawa.

Harper: non à deux débats



À Halifax jeudi matin, Stephen Harper a accusé à son tour M. Ignatieff d'avoir tenu un double discours sur cette question d'un débat en face-à-face. Mais il a dit vouloir s'en tenir à un seul débat.

«C'est le format qui a été proposé. Nous l'avons accepté. Nous ne sommes pas intéressés en des débats multiples. Nous sommes intéressés en un seul débat», a-t-il dit.

«Nous allons passer le reste de notre temps à faire campagne à travers le pays», a-t-il ajouté.

Un proche collaborateur de M. Harper a indiqué aux journalistes mercredi soir que la position publique des libéraux n'était la même que celle qu'ils avaient adoptée derrière les portes closes, lors des négociations en coulisse entre les réseaux de télévisions et les partis fédéraux.

«Notre préférence directe était d'avoir un débat ouvert avec le leader de la coalition, a renchéri Stephen Harper jeudi. M. Ignatieff a insisté sur le fait que sa préférence était d'avoir ses partenaires de la coalition présents au débat.»