Le chef du NPD, Jack Layton, lance un appel à tous les Canadiens qui veulent remplacer le gouvernement conservateur de Stephen Harper: le NPD a prouvé dans le passé qu'il est capable de battre des candidats conservateurs, même dans leur bastion de l'Alberta.

Publié le 26 mars 2011
Joël-Denis Bellavance LA PRESSE

«Je suis prêt à devenir votre premier ministre. Mon équipe est prête. Les besoins et les priorités des Canadiens ont évolué. Le NPD aussi» a affirmé M. Layton dans un discours devant ses partisans au Château Laurier d'Ottawa.

«Le NPD est maintenant un parti des solutions pratiques, qui défend les priorités des familles de la classe moyenne. Le NPD est prêt à travailler pour vous au gouvernement et au Parlement», a ajouté le chef néo-démocrate après que Stephen Harper se soit rendu chez le gouverneur général pour demander la dissolution du Parlement et la tenue d'élections générales le 2 mai.

Pour démontrer qu'il n'a pas peur d'affronter les conservateurs sur leur terrain, M. Layton fera son premier arrêt de la campagne ce soir à Edmonton, où la néo-démocrate Linda Duncan a causé une certaine surprise aux élections de 2008 en remportant la victoire dans un bastion conservateur.

«Mes amis, avec cette élection, nous allons refaire fonctionner Ottawa. Et le NPD va y parvenir en défaisant les conservateurs partout au pays. Et je suis prêt à mener cette bataille en pleine forteresse conservatrice. En commençant dès ce soir, à Edmonton, où nous avons démontré que seul le NPD est assez fort pour défaire les conservateurs. En Colombie-Britannique, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario et dans les Maritimes. Nous sommes l'alternative aux conservateurs de Stephen Harper», a dit M. Layton.

M. Layton a affirmé que les électeurs ne peuvent faire confiance au chef libéral Michael Ignatieff pour tenir tête aux conservateurs. Il a donné en exemple le fait que les libéraux ont appuyé les baisses d'impôts aux entreprises en 2007 avant de faire volte-face l'an dernier. Il a aussi critiqué la décision des libéraux d'appuyer la prolongation de la mission des soldats canadiens en Afghanistan.

«On ne peut pas faire confiance à Michael Ignatieff. M. Ignatieff dit une chose et fait le contraire. Ce n'est pas le genre de leadership dont nous avons besoin», a-t-il dit.

Au sujet du Bloc québécois, M. Layton a affirmé qu'une forte députation bloquiste n'a pas empêché les conservateurs de se maintenir au pouvoir en 2008. «Les deux dernières élections ont prouvé qu'un vote pour le Bloc n'a pas empêché Stephen Harper d'être premier ministre. Ce ne l'empêche pas d'agir à l'encore des valeurs des Québécois. Il est temps que ça change au Québec. Donner un gouvernement minoritaire à Stephen Harper ne suffit plus. Il faut maintenant le remplacer», a-t-il dit.